Nos amis les hommes. 26/08/2016

Depuis des années, j’ai une très bonne technique pour éviter la pollution aquatique, visuelle et sonore dès les premières annonces pertinentes d’un Bison de plus en plus futé (Partez le lundi !) : j’évite les côtes méditerranéennes. Non pas que la vulgarité bling-bling et les embouteillages sont dénués de charme, mais parce que je préfère partager mes mycoses au calme, de préférence dans des pays tropicaux ou dans des chalets montagnards 5 étoiles tenus par des gens du Golfe. C’est rassurant. Bien que je fusse pour le coup le seul en string au bord de la piscine au milieu de toutes ces femmes orientales que je pris au début pour des parasols, mais dont le regard persan à travers l’étoffe, venait parfois se poser sur ce début d’érection que je calmais au Dom Pérignon ou en me replongeant dans l’article de Paris Match sur la famille Macron. En retour, je les imaginais en dessous Vuitton (les baigneuses, pas les Macron), ne comprenant pas très bien les débats et la violence autour de ces habits de bain qui font surtout chier les méduses, obligées d’aller caresser les jambes velues des espagnoles ou de se frotter sur l‘eczéma des vieux hollandais. Car franchement, pour être tout à fait franc, ce burkini est très utile pour couvrir ses enfants moches et ne pas se taper la honte à la Voile Rouge, mais possède en revanche un vrai inconvénient : c’est très compliqué de faire caca dans l’eau avec.

Et pour revenir de Cuba où les gens se baignent tout habillés et par 40 degrés bien moites, ce double débat burkini/canicule ressemble à une ineptie de plus dans un pays qui n’est plus à une ânerie près pour entretenir sa mauvaise foi et son passé ambigu. Même la sortie du nouveau Frank Ocean fait moins de vagues. (Une mouette passe). Tous ces gens qui ont d’un coup trop chaud, les mêmes qui avaient vraiment trop froid jusqu’à mi-juillet, devraient aller définitivement s’empaler sur des stalagmites en été et plonger dans des volcans en hiver, histoire de régler pour de bon leur rapport difficile à la météo. En tous cas messieurs, n’oubliez pas vos enfants et vos gourdes dans la voiture. Et pensez à bien les hydrater. Et pour tous ceux qui en ont marre de sucer des esquimaux, léchez des cônes !

Ah ! pauvre pays jamais content de rien, comment en es-tu arrivé là ? Tiré vers le bas par ta tiédeur, tes penchants populistes, tes chanteurs de variétés aseptisés (Céline Dion revient, Maître Gims aussi et M Pokora s’en prend à Claude François), tes comédies familiales moisies et tes hommes politiques dangereux. Les touristes ne veulent plus venir?  Tu m’étonnes ! T’as vu la gueule de tes barmen et de tes taxis? Même pas foutue de décrocher l’or en handball ou la coupe en football ! C’est d’ailleurs d’un sport de combat dont on parle aujourd’hui, la boxe. Tout un symbole. Les poings et la rage pour s’en sortir. Il est grand temps de changer les ampoules au pays des Lumières et de passer aux LED. Et je ne parle pas de Nadine Morano ! Mais quand on voit la brochette de neuneus patriotes et égocentriques se lancer les uns après les autres dans des primaires qui n’ont jamais si bien porté leur nom, le barbecue risque de sentir le roussi. Et les seuls tremblements de terre que l’on relève sont les pauvres annonces de Sarkozy ou la non sélection de Ben Arfa contre la Biélorussie.

J’ai comme un frisson, malgré la chaleur. J’ai peur. Je suis à deux doigts d’aller dans le trou du cul du monde (ce qui ne veut pas forcément dire à la Fistinière) pour reprendre goût à la vie sauvage, manger des baies et caresser des lémuriens. Je préfère même finir à l’asile plutôt que dehors, avec les fous. Vivre, quelle prétention…Survivre, c’est déjà un sacré challenge à notre époque. Les cubains y arrivent très bien. Et avec le sourire. Et un peu de vaseline.

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Zach Galifianakis : En Roux Libre.

Article écrit pour le magazine Rockyrama Spécial Humour US (août 2016. En Kiosques)

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Il y a d’abord ce patronyme, que l’intéressé lui-même prononce souvent mal, des racines grecques assumées au détriment du sex-appeal et de la facilité (a contrario de son collègue Louis Szekely devenu C.K pour les intimes) qui font du comédien une espèce plutôt rare au pays des apparences. Et depuis un peu plus de 10 ans et le renouveau de la comédie US via le gang d’Apatow, Galifianakis est certainement avec Danny McBride ( Eastbound & Down, Les Femmes de ses rêves, This is the end…) ou Nick Offerman (Parks & Recreation, 21 Jump Street, Les Miller…) avec qui on le confond parfois, l’un des comédiens les plus singuliers de cette génération, capable de jouer les beaufs comme les inadaptés ou les psychopathes avec une aisance jubilatoire. Mais pour l’heure, après 20 ans de carrière, il reste en France le ‘’barbu’’ de Very Bad Trip. Une anomalie à corriger au plus vite.

Si la carrière de l’individu commence en 96, comme souvent par une poignée de petits rôles alimentaires pour payer les factures, les choses sérieuses débutent pour lui en 2007 lorsque Sean Penn lui confie un rôle dans son remarqué Into The Wild, avant de le voir en bon copain dans la charmante comédie Jackpot (Tom Vaughan, 2008), déjà une histoire de mariage qui tourne mal à Las Vegas. Beaucoup de films dans lesquels ils tournent ne sortant même pas chez nous, on l’aperçoit de temps en temps au détour de quelques œuvres attachantes : In the Air de Jason Reitman ou Be Bad (Youth in Revolt de Miguel Arteta) en 2009, sans parler du chef d’œuvre d’humour ‘’what the fuck’’ Tim and Eric ‘s Billion Dollar Movie ( 2012) où il campe un prof de yoga portant costume indien et catogan.

Mais il y a parfois des rôles trop lourds à porter, de ceux qui vous collent à la peau toute une carrière et ne vous laissent que peu d’espace pour vous exprimer ailleurs. Depuis qu’il a joué le bipolaire Alan dans le succès surprise de 2009, Very Bad Trip (Todd Phillips), Zach Galifianakis semblent un peu abonné au registre du gentil bêta au grand cœur, mais qui peut péter un câble ou décapiter une girafe à n’importe quel moment. Un personnage borderline que l’on retrouve notamment dans The Dinner en 2010 (adaptation moyenne du Dîner de cons par Jay Roach), Date Limite (toujours Todd Phillips pour patienter entre deux Very Bad…) ou Are You Here film inédit de 2014 (par le créateur de Mad Men, Matthew Weiner)… A chaque fois, un personnage fragile, limite dangereux et que sa bonhommie rend encore plus inquiétant. Véritable révélation comique des trois épisodes de Very Bad Trip, l’acteur attend pourtant toujours son grand rôle principal, celui qui pourrait asseoir définitivement son aura, à l’instar d’un Will Ferrell, à qui il donne brillamment la réplique dans Moi, Député (The Campaign, Jay Roach, 2012) ou d’un Steve Carrell qu’il croise sur The Dinner. Mais pas sûr qu’Hollywood soit encore prêt à confier un film à un gros roux instable et dépressif (coucou Louis C.K !).

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C’est donc dans les marges qu’il faut chercher tout ce qui fait la sève du talent de Galifianakis, comédien lunaire qui se voudrait à la fois clown blanc et auguste. Et c’est d’ailleurs de cette double –personnalité qu’il va jouer dans ses projets les plus personnels. En 2006, son premier one man show sur la scène du Purple Onion se transforme en un happening déjanté où il écluse des bières, joue du piano en récitant des aphorismes tous plus drôles les uns que les autres, fait intervenir une chorale d’enfants, s’allonge par terre ou déambule, l’œil torve, pour taquiner son public inquiet, mais hilare. Le show est filmé, les caméras devenant des complices de jeu et dans une autre partie montée en parallèle, un journaliste interview son ’’frère’’ jumeau, Seth Galifianakis, joué par lui-même et encore plus inquiétant que l’original ! Voilà donc où se situe l’humour du garçon, entre moments de gêne, saillies absurdes et questionnement identitaire. Pas étonnant que l’on retrouve alors ces thématiques en 2016 dans un projet de série assez personnel, Baskets, dont il eu l’idée avec un autre professionnel de l’humour décalé et malsain : Louis C.K. Diffusé sur FX, la série raconte l’histoire de Chip Baskets, qui se voyait devenir clown mais doit finir par animer les rodéos de son bled de bouseux. Galifianakis y joue également son frère jumeau, Dale, celui qui a réussit et passe à la télé dans des pubs TV sinistres. Un univers particulier, à l’humour glauque et vachard, où sa propre mère est jouée par un homme (épatant Louie Anderson) et la loose le principal moteur de son personnage principal. Le genre de série qui ne peut laisser personne indifférent, et qui vient d’être renouvelée pour une 2e saison. En 2009, et pendant 3 saisons, on s’était déjà enthousiasmé pour Bored To Death (HBO), autre série au rythme étrange où Zach jouait Ray Hueston un dessinateur de comics enfumé, qui donne son sperme à des couples de lesbiennes et dont les héros peuvent se battre avec leurs sexes gigantesques !

Zach Galifianakis, Archival pigment print, Martin Schoeller Portrait, Hasted Kraeutler Gallery, NYC

Enfin, c’est sur le net, et le merveilleux site Funny Or Die (crée par Will Ferrell et Adam Mc Kay) que le génie de Galifianakis s’est définitivement imposé. Depuis 2008, son émission Between 2 Ferns (Entre 2 Fougères) est devenu un moment vénéré par des millions d’américains (ils seront 15 millions à regarder l’épisode avec Justin Bieber!). Avec sa décontraction légendaire et son air débonnaire, Zach y interroge le gratin de la pop culture américaine (Sean Penn, Bruce Willis, Ben Stiller, Charlize Theron…) à grand renfort de questions absconses ou irrévérencieuses. Il fait jouer Arcade Fire pendant une interview de Samuel L. Jackson, roule une pelle à Will Ferrell, mange le chewing-gum de Brad Pitt pendant que Louis C.K les interrompt pour faire un sketch…Il se paie même Barack Obama avec un aplomb sidérant et ose avec Natalie Portman un définitif : « You shaved your head for V for Vendetta, do you also shaved for V for Vagina ? ». Voilà. Il récoltera avec ça 2 Emmy Awards, pas volés…

Joueur, jamais là où l’attend, Zach mettra également son talent vocal au service des Muppets ou du Chat Potté en 2011 avant d’être la voix du Joker dans le prochain Lego Batman. En 2014, il avait perdu des dizaines de kilos pour apparaître dans l’Oscarisé Birdman d’Inarritu, montrant s’il en était besoin qu’il est un ‘’acteur ‘’ avant d’être le comique de service. Même s’il reviendra en novembre dans deux comédies : Masterminds (Les Cerveaux) du barré Jared Hess (Napoléon Dynamite) où il retrouvera Owen Wilson, ou dans le nouveau Greg Mottola (Super Grave), Keeping Up With The Joneses. En attendant il jouera en costume dans Tulip Fever, de Justin Chadwick aux côtés de Christoph Waltz et Alicia Vikander. A 47 ans, Zach Galifianakis n’a pas encore exprimé toute l’étendue de son talent, ni imposé son nom au monde entier. Dans un univers médiatique à l’humour de plus en plus standardisé, il serait grand temps d’accueillir ce clown triste avec tambour et trompettes. Et tant mieux s’il ne fait pas rire les enfants.

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Nos amis les cubains. 13/08/2016

Cher Fidel,

Par les temps qui courent, fêter ses 90 ans relève presque du miracle, plus personne n’étant à l’abri ni dans un hospice ni dans une église, pas plus que dans un pays en guerre ou dans une dictature lambda. Ah oui mais toi tu n’es pas dictateur, pardon. Juste un révolutionnaire, libérateur d’un peuple qui ne demandait rien, alors que les dollars affluaient normalement dans les casinos et les hôtels où les grands philanthropes Meyer Lansky ou Lucky Luciano, qui n’avaient plus assez de place dans les casinos de Las Vegas, blanchissaient tranquillou leur argent sale. La vie était douce, mais les jours bénis où l’on écoutait Célia Cruz et Frankie Sinatra en sirotant des mojitos à la piscine de l’hôtel Capri, c’est fini. En ce 1er janvier 59, le méchant Fulgencio Batista émigra en Espagne pour te laisser enfin redonner un peu d’espoir au peuple cubain qui avait tant souffert. Le temps d’un discours, tu affirmais qu’un monde meilleur était possible, mais à priori pas ici. Tu fustigeais l’envahisseur américain, ses pratiques diaboliques, mais gardait bien au chaud leurs véhicules, leurs hôtels, leurs biens mobiliers et tableaux de maîtres avant de renvoyer les yankees chez eux, les obligeant pour les 50 ans à venir à se taper les plages de Miami ou de Saint Domingue en all inclusive. Puis, après avoir combattu ces trous du cul ricains, tu pris goût à lutter russe. Que s’est-il alors passé dans ta tête de sauveur d’opérette pour que tu te permettes les pires exactions, opprimant alors ton peuple, piétinant leurs droits, leur liberté pour leur inculquer les joies du communisme primaire qui fit les grandes heures du peuple soviétique ? Après quelques années à fusiller des opposants ou à emprisonner des dissidents, ton ami cinégénique Guevara quittera même le navire pour aller voir si la révolution n’est pas plus verte ailleurs.

Pour revenir de ton charmant pays, je dois t’avouer que rien n’a vraiment changé depuis que tu te pris pour un super-héros. Les gens t’adorent et secouent des petits drapeaux sur ton passage comme devant Saddam Hussein ou Kim Jung-un. Mais c’est toujours préférable de se forcer à faire ça que de croupir en prison. Les enfants chantent ton nom dans les écoles délabrées, récitent les leçons du parfait marxiste, se partagent les rations de riz et de sucre que tu daignes laisser à leur convenance, la viande et les langoustes n’atterrissant que dans tes hôtels de luxe où s’ébrouent quelques gros allemands venus se faire sucer le bigorneau par des enfants de 16 ans en (qué) quête d’un peu d’argent de poche. Une belle leçon de socialisme à l’ancienne qui fit florès dans tous les pays l’ayant testé sur leurs populations consentantes. Mais mourir de faim à Cuba ou d’obésité aux USA, le choix est cornélien, me diras-tu. J’espère juste qu’avec l’argent qu’il te reste à la fin du mois tu peux au moins changer de jogging régulièrement et cultiver ton jardin en bon philosophe que tu es. L’histoire t’acquittera, disais-tu. Peut-être…Ton peuple non. Entre les milliers qui ont déjà fuit, ceux qui sont en train et ceux qui en rêvent, il ne restera plus grand monde pour verser sa larmichette alcoolisée sur ta dépouille de crapule militaire.

C’est pas tout, mais en plus il fait une chaleur du diable. Et les premiers matins au réveil sont épuisants. Dans ton pays où les coqs aboient de manière douloureuse, à force de dormir cul nul avec un ventilateur sur les fesses, j’ai chopé un orgelet à l’anus. C’est compliqué du coup pour arpenter les rues de La Havane, sûrement l’une des plus belles villes décrépies du monde. De l’extérieur, on sent bien l’héritage espagnol. Alors qu’à l’intérieur on imagine plutôt les portugais. Tentures, carrelages, rideaux, bibelots immondes…Dire que l’on pensait le mauvais goût réservé aux nouveaux riches et à Donald Trump…Mais peut-on en vouloir à ce peuple de trotskystes tropicaux qui dilapidèrent lamentablement l’héritage américain en remplaçant les moteurs des superbes Buick, Chevrolet et autres Cadillac par ceux de Lada russes plus modernes et plus économiques ? Même si l’on respecte tant bien que mal leurs goûts de chiotte, on apprendra à nos dépends qu’il ne faut surtout pas uriner dans les douches, l’écoulement étant aussi bouché qu’un castriste convaincu.

A climat tropical, habitudes caribéennes. L’absence de vitres aux fenêtres a t-elle un rapport quelconque avec l’absence de sommeil ? Et si chez Castro y a tout ce qu’il faut, Lapeyre y en n’a pas deux. Même pas un seul. Alors que poules, chats, chiens, oiseaux tropicaux, grenouilles ou enfants en bas âge viennent vous faire comprendre à quel point une société qui n’a pas de double vitrage est une société archaïque ! Alors que pour supporter les enfants, qui sont, comme dans tous les pays du monde, les nuisances sonores les plus terrifiantes pour les vacanciers à bout, il suffit juste de voyager pendant trois heures en taxi collectif dans une vieille guimbarde trafiquée aux odeurs de diesel et de skaï en écoutant du reggaeton et de la musique cubaine en boucle, pour avoir envie de prendre un bambino dans ses bras et d’envoyer tous les descendants du Buena Vista Social Club à Guantanamo. Le réconfort dans la musique, dernier rempart à la barbarie. Des baffles partout, des beats, du matin au soir. Prévoir des boules Quiès pour les plus fragiles ou les fans de Vincent Delerm.

Avant de rentrer, je profitais de trois mojitos à bas prix au bord de la piscine de l’hôtel, et paniquais subitement au bord du bassin en apercevant au fond de l’eau une énorme mygale terrifiante et velue, qui s’avéra finalement être une cubaine en surpoids, à la pilosité surnaturelle. Je me disais aussi…Les hollandais à la luminosité d’un Alka Seltzer ne l’avaient même pas écrasée avec leurs Birkenstock. Je repris un quatrième mojito. Quelques heures plus tard, au soleil déclinant, des enfants jouent dans une rue ombragée. En me voyant, les voilà qui accourent joyeusement, attirés avant tout par l’opulence occidentale que laisse deviner mon Nikon plein format, et qui représente pour ces jeunes chenapans environ douze ans de salaire parental. Sans réfléchir, je leur donne alors, simplement, un paquet de chewing-gum bi-goût, neuf, et voit leurs visages s’illuminer de ce bonheur intense qui fait la joie des pédophiles. Quelle tristesse tout de même ! Autant de faiblesse dans un si petit être humain, tout ça pour un paquet de confiseries industrielles, mais qui confère à son détenteur la grandeur d’âme de l’Abbé Pierre et la toute puissance de Marc Dutroux. Des jeunes cubains globalement plus excités par la chasse aux savonnettes et autres brosses à dents que par celle des Pokemons. Les interdits ont parfois du bon. Ce peuple souriant et joyeux, qui n’a jamais connu les joies d’un Big Mac ou d’un Coca Zero, élevé aux télé-novellas et au grand air mérite enfin un peu de répit et de bonheur durable. Un monde meilleur est possible. Reste juste à éradiquer les virus barbus, bien plus dangereux que tous les Zika du monde. Cuba est un pays fantastique. Mais je suis résolument optimiste. C’est dans ma nature. Je pense toujours que l’avion ne va pas s’écraser à l’aller, mais au retour. Pour ne pas gâcher les vacances.

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Responsable(s). 15/07/2016

« C’est fascinant ces petits soldats à l’allure impeccable qui défilent chaque année pour montrer la grandeur de la France entre deux étapes du Tour. C’est bouleversant cette démonstration de force, ces milliards d’euros d’armement qui rutilent dans le ciel parisien alors qu’un simple quidam peut terroriser le pays avec une fourchette. C’est inquiétant surtout de voir tous ces gens s’esbaudir devant quelque chose qui ne devrait même pas exister : une armée. Dans l’absolu, oui, ça ne devrait pas exister une armée. Mais l’être humain est ainsi fait, lui qui croit depuis des millénaires que tel ou tel lopin de terre lui appartient, et que les gens dessus aussi par la même occasion. Et que s’ils refusent, ce sera l’exil ou la mort. Ou les deux. Depuis des millénaires. Alors on a bâti des armées, pour éviter l’exil ou la mort. Mais nos armées ont eu aussi envie de contrôler d’autres lopins de terres où certains n’avaient pas encore eu l’idée, ou l’envie, de bâtir une armée. Et c’est ainsi qu’on traça des frontières puis des murs, des nationalités qui devinrent à leur tour des frontières, puis des murs. Des religions, les pires murs qui soient, entre lesquels l’esprit s’étiole lentement. Tous les drapeaux du monde deviennent des linceuls, dès lors qu’on veut aller les planter n’importe où. C’est un fait.

Mais les américains, ces grands enfants, ont toujours aimé jouer à la guerre. Trouver des méchants, partout, tout le temps, et les punir pour montrer l’exemple ou relancer l’économie. Et les autres, fascinés, et un peu obligés, se sont mis à suivre les Etats-Unis, parce que le plus fort a toujours raison. Et voilà comment, à force de se mêler des affaires des autres, sont nés des dizaines de petits groupuscules rigolos, agacés par des années d’oppression, sous couvert de la bénédiction d’un dieu d’opérette, et bien décidés à montrer au monde qu’une bonne dictature locale vaut parfois mieux qu’une anarchie mondiale. Nous, occidentaux, sommes donc intégralement responsables de ce merdier sans nom. C’est comme ça. Et il va falloir apprendre à vivre, et mourir avec. Parce que les plus belles idées du monde, les élans les plus pacifistes, les cerveaux les mieux irrigués ne pourront jamais rien contre des fondamentalistes aveuglés, voire drogués, isolés et lourdement armés. Alors qu’il soit musulman, catholique, marocain, ouzbek, américain, russe ou franco-filsdepute, un abruti restera toujours un abruti, à la conversation réduite mais au pouvoir de nuisance sous-estimé.

L’autre jour, en se battant avec leurs armes, les terribles islandais ont fait plier la grande Angleterre. Et c’était beau. Les valeurs du sport, parfois…Celles des terroristes seront donc forcément archaïques, dérisoires, bricolées, ingénieuses, banales, mais toutes aussi dévastatrices. Les lâches n’ont pas le choix. Et n’importe quel état d’urgence n’empêchera jamais quelqu’un d’utiliser un cutter, des ciseaux, une enclume, un camion, une tronçonneuse ou une moissonneuse-batteuse pour agresser son voisin. N’importe quel système de surveillance ne pourra contrôler l’anonyme dans la foule qui a décidé de sévir sur un marché, un cinéma, une école, un concert, une plage, une boîte gay ou une terrasse riante. Les discours politiques n’y changeront rien. Ils ont crée ce chaos. Et leur incompétence, leurs visions périmées, leurs amalgames et leurs ambitions personnelles ne font que l’accentuer. Ils sont perdus et pathétiques. Ils n’ont rien appris du passé. Ils ne construisent même plus l’avenir.
Pendant que paradent les Rafales, pendant que se vendent des armes, des enfants tombent sous des feux d’artifices qui n’ont jamais si bien porté leur nom. De l’artifice, plein la gueule, pour oublier que du drapeau tricolore ne reste que le rouge. Du pain et des jeux, en France ou à Rio, pour vendre du rêve en poudre aux yeux d’un public endormi. Que le spectacle commence, toujours au moment des affaires. Il n’ y a plus de projets de lois, plus de chômage, plus d’élections qui tiennent quand les gens pleurent leurs morts. Tous égaux dans la démagogie, la manipulation de leur petit théâtre de marionnettes, même si c’est la faute des autres, forcément. Ces charognards.

Regardez vous, chiens galeux, politiciens à bout de souffle, journalistes en manque, vendeurs d’images pour réseaux sociaux désociabilisés, crevards de l’info permanente. Vous avez fait de tout ça un immense parc d’attraction, un jeu vidéo grandeur nature où il ne suffit pas que de chercher des Pokemon, mais ce frisson que le spectateur d’internet à perdu depuis qu’il a accès à tout. Pornographie, écoeurement, immondices. Vous avancez sur la détresse et vous en êtes fiers. Ce monde est finalement une bénédiction. Tous barbares, tous responsables. Retrouvez d’abord un semblant de dignité, avant d’espérer un peu d’humanité. Et frottez vous les mains, le pire reste à venir : Trump et Le Pen n’attendaient plus que ça. »

Nos amis les hommes. 13/07/2016

Après avoir illustré à merveille les bienfaits du mariage sur l’épanouissement de la famille française, Marion Maréchal met à profit ses meetings estivaux pour intervenir sur la bonne dose de patriotisme que tout joueur doit posséder pour oser porter la liquette de l‘équipe de France ou nous donner son avis sur le multiculturalisme barbare dont il faut éloigner nos jeunes blondinets. C’est vrai qu’après les prestations de David Guetta on est en droit de protéger un peu mieux la musique française en espérant que les futures danses de l’été de nos bals populaires redeviennent bourrées et gavottes, et non plus Lambada ou Soca Dance, qui transmettent, en plus d’un mauvais goût irréversible, le virus Zika et la syphilis. De son côté, Florian Philippot, qui a oublié d’être con, préfère laisser le salon de l’agriculture à toute la vieille frange rétrograde de la politique française qui s’en va y traire annuellement ses électeurs et bouffer à l’œil, pour se balader, tout en swag, au salon Japan Expo et y faire des œillades aux jeunes décérébrés venus dépenser leurs étrennes de bacheliers. Qui sont de plus en plus nombreux (88,5%), alors que la grande majorité ne sait toujours pas écrire ‘’examen’’ ou placer Lisbonne sur la carte du foot européen.

Alors qu’on s’inquiétait déjà pas mal pour leur santé mentale, certains ont eu la force de quitter Snapchat pour suivre par millions, comme les moutons 2.0 bien élevés que les réseaux sociaux ont fait d’eux en quelques années, la nouvelle folie Pokemon Go, qui fait passer Candy Crush pour une simple farce sur Minitel. Voilà donc une nouvelle raison de se méfier de cette génération qui marche le nez sur le portable pour choper désormais des bestioles incongrues dans les rues de la ville. Alors qu’il suffit d’aller aux putes. Et dire qu’on pensait avoir un peu de répit après avoir abandonné les enfants et le chien sur une aire d’autoroute. Il va donc falloir s’habituer à regarder des troupeaux d’imbéciles faire des gestes bizarres dans nos métros, dans nos classes, en vélo, dans nos parcs, pour satisfaire leur incommensurable détresse psychologique, qui s’aggrave depuis quelques années et l’invention du Tamagoshi comme ultime panacée à une vie sociale compliquée. Une belle régression en réalité augmentée, pile poil quand l’Angleterre nous ressort une Miss Thatcher bis et que le Portugal devient champion de football, tout en flamboyance à la grecque. On a connu des viols en réunion qui faisaient moins mal au cul ! Même à l’assemblée avec un 49.3 en guise d’éjac faciale.

En parlant de retour en arrière, un Hard Rock Café ouvre à Lyon. En 2016. Donc. De fins stratèges de la génération MTV ont sûrement pensé que la génération YouTube, élevée à la Vodka RedBull et aux starlettes découvertes par Nikos, avaient encore un peu d’intérêt pour le rock, dont le plus beau fleuron français se nomme Superbus. Les dernières traces de cerveau dans le rock remontent au suicide de Kurt Cobain, en 94…Depuis, Grégory Lemarchal est un Dieu vivant et Téléphone s’est reformé. On devrait donc légitimement retrouver aux murs de ce nouvel établissement, entre deux hamburgers à 20 euros, un doudou ayant appartenu à Louane, un djembé du groupe Tryo, un sarouel de Christophe Maé, une canette de Panach’ bue par le leader foufou des BB Brunes et les lunettes à Maître Gims. Soupirs…Je vais aller acheter quelques actions Nintendo avant de me retirer définitivement en Islande. Je suis si fatigué. J’espère que je n’ai pas un Bulbizarre dans le gros colon. J’aimerai partir dignement avant que des hordes de zombies lobotomisés ne viennent le chercher. Je sors à peine de la Gay Pride. Qu’on m’apporte une civière.

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Nos amis les hommes. 5/07/2016

D’aucuns feront remarquer la facilité qu’ont les anglais à sortir de l’Europe et de l’Euro avec un sens de l’humour et du ridicule qui n’appartient qu’a eux, mais peu diront combien il est compliqué de rentrer dans une anglaise, même bourrée. Au petit matin, devant le bacon carbonisé, l’impression dans les deux cas d’avoir fait une énorme connerie mais sans se rappeler vraiment quoi. On a vu une ouverture, on s’y est engouffré et on a réfléchit après, avant de regretter amèrement. A fond dans l’mur. Qui n’est pas un prénom islandais, mais qui nous donne encore à réfléchir sur les capacités d’un si petit pays à s’en sortir brillamment après avoir dit fuck à l’Europe et balayé la crise de 2008 juste en virant les politiques véreux et les banquiers corrompus. Ou l’inverse. Avec un peu d’humanité et de bon sens, et quitte à bouffer du requin avarié pendant des années, ce peuple fier s’est retroussé les manches pour reprendre son destin en main, chanter, faire l’amour, virer les rouquins de sa majesté de la compétition et donner la plus grande leçon de sportivité et de communion à une planète football éberluée. Un Euro en demi-teinte qui aura vu les français changer de tactique plus souvent que de coupes de cheveux et les appels à la vengeance et à la guerre refleurir avant de rencontrer nos amis allemands, ces enculés.

De bon ton alors que l’Irak, l’Arabie Saoudite, la Turquie ou le Bangladesh n’en finissent plus d’empiler leurs morts entre deux ralentis des exploits de la bande à Griezmann. Mais comme il n’y a aucun joueur qui intéresse José Mourinho dans ces pays-là, ne gâchons pas la fête de l’UEFA qui a d’autres soucis que de s’occuper de toute la misère du monde. Donnons avant tout du rêve à ceux qui sont déjà heureux. Et qui ont un téléviseur 4K et un abonnement à BeIn. Et puis c’est les vacances, flûte ! Vivement la plage , que l’on puisse feuilleter un Voici ou un Public, on a bien le droit de se détendre un peu après la folie des soldes, les attentats et ce temps délirant, non mais franchement vous avez vu un peu, j’avais encore un Damart vendredi dernier ! On y apercevra Marine Le Pen en maillot de bain, ce qui est presque plus flippant que son programme, on y apprendra que Marion Maréchal divorce alors que son combat pour la sauvegarde d’une famille FRANCAISE modèle en prend un nouveau coup après la mort de son père biologique ! Comment vendre alors ses salades à un électorat déboussolé, qui ne sait plus faire la différence entre un terrorisme régional artisanal et un grand banditisme d’état professionnel ? Valls et son 49.3, Neyret, Dassault et Balkany en liberté, Agnès Saal au Ministère de la Culture. A défaut d’avoir voté la loi sur le harcèlement sexuel par des politiques, les députés ont fait passer à temps celle sur l’interdiction de la fessée. Mais le coup de pied au cul reste fortement recommandé.

Enfin, c’est vivifiant, on y verra la jeune Louane seins nus en couverture, au grand dam de ses jeunes fans. Ces petites françaises pré-pubères qui s’insurgent que leur idole montre ses gougouttes juvéniles au soleil de l’île Maurice, mais pas que leurs mères continuent d’acheter ces torchons périodiques. Et puis quand on voit ce qu’est devenue Miley Cyrus après avoir grandi chez Disney…La vente de sex-toys à un bel avenir sur le net, ce qui est tout de même moins dangereux pour la santé que des micros de karaoké. D’ailleurs, en quatre décès, (Michel Rocard, Elie Wiesel, Yves Bonnefoy et Michael Cimino) la culture mondiale perdait en ce 2 juillet l’équivalent en neurones de 15 ans de candidats de télé réalité. Qui s’en remettront sans doute largement, Jeremstar n’ayant pas annoncé ces morts sur son blog. Oh bien sûr, on pourra toujours trouver quelques politiques « rocardiens » jusqu’à la moelle, quand ils ne sont pas « gaullistes » jusqu’au trognon , évidemment qu’il restera d’ardents défenseurs de la paix dans le monde, des BHL prêts à tout, même à faire des films pour avoir un Nobel (il pourrait au moins avoir Chantal dans le prochain). Quant aux poètes , qui n’a jamais versé sa larme sur une rime riche de Gradur (qui n’est pas un prénom islandais même s’il arrive a associer legging et Viking !) ou de Christophe Maé dans la France de Baudelaire, de Bigard et de Camping 3 ? Pour le cinéma tout en finesse et profondeur on pourra toujours s’en remettre à Michael Bay, aux franchises Marvel ou Fast & Furious qui revisitent avec justesse et brio l’histoire de la grande Amérique, fondée sur la défonce d’aliens (« la peur des étrangers »), les guns (« le respect du terroir ») et les super bonnes caisses (« la puissance sexuelle »). Pas de quoi s’alarmer donc, vu le planning de sorties jusqu’en 2025. En attendant je vais remettre Sigur Ros et regarder le Goût de la Cerise de Kiarostami. Le voyage au bout de l’enfer ne faisant que commencer, les portes du Paradis paraissent encore bien loin…

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Nos Amis les Hommes. 21/06/2016

Pourquoi s’acharner à se foutre de la gueule de quelques supporters de foot alors que l’on a la chance d’avoir chez nous des lycéens à la culture générale plus proche de celle de Ribéry que de celle de Bernard Pivot ? Et même Ribéry sait parler plusieurs langues, c’est dire ! Voici donc que 15 000 abrutis, sûrs de leur bon droit, s’en prennent au bac d’anglais à la seule excuse qu’aucun d’entre eux ne fut capable de situer Manhattan dans un endroit précis du monde. En 2016, si l’on savait déjà que l’histoire-géo était aussi inutile dans l’éducation d’un ado français qu’un gilet pare-balles dans celle d’un enfant syrien, il paraît toujours plus facile de situer Port-Réal sur la carte du Westeros que n’importe quelle capitale mondiale sur une mappemonde ! Connaître sa géographie pourquoi faire ? Aller dans des pays étranger pour y prendre des selfies devant les monuments nationaux, manger au McDo et profiter du all-inclusive entre français ? Comme le dit si bien cet énième connard télévisuel dans « Moundir et les Apprentis Aventuriers » : ‘’L’océan mérimédien n’existe pas, par contre, l’océan méditerranéen oui !’’ Alors pourquoi s’en faire pour cette nouvelle génération, puisqu’ils s’entendent tous à merveille sur Snapchat, Instagram ou Tinder, avec les mêmes profils qui ne mentionnent guère National Géographic ou Planète Découverte dans leurs zobbies ? On a fait passer les demeurés américains pour de pauvres ignares jamais sortis de leur Texas natal pendant des années, nous voilà proches de leur niveau légendaire au moment où leur digne représentant, Donald Trump, pense que la Belgique est une ville d’Europe. Quand à l’éducation nationale, c’est pas d’une réforme dont elle aurait besoin, mais d’une reconstruction pure et dure, comme en Irak, même si on sait pourquoi là-bas les écoles sont en ruines…

En 2016, seuls 10 pays au monde vivent sans conflits internes ou externes ! Si l’on excepte le Panama, la Suisse et la Qatar pour de sombres histoires financières qui faciliteraient la vie de leurs concitoyens, on y trouve le Botswana, ce petit pays rigolo que nos jeunes amis sauront allègrement placer (et orthographier) à côté du Zimbabwe, mais aussi le Vietnam et le Japon pour l’Asie (comme quoi une bonne oppression ricaine peut avoir des conséquences profitables), l’île Maurice (le paradis de Voici et Public) ou l’Uruguay, le Costa Rica et le Chili pour l’Amérique du Sud. Ce dernier distribuant même son énergie électrique gratuitement grâce à une politique de panneaux solaires plutôt efficaces, à l’heure où la facture EDF prend 1 euro 50, pour nous punir d’avoir eu un temps de nordiste pendant ces 8 derniers mois…Plus les pays sont pacifistes plus ils vont vers la paix ! Oui, mais sans Eric Zemmour, Arthur, Christine Boutin ou Philippe Martinez, c’est quand même plus facile de rester zen il me semble ! Et les 65, 3 millions de réfugiés annuels ne sont pas encore dans leurs campings ! Tout ça sans barrière ou mur de la honte, chapeau ! Pour les vacances, on évitera juste le Vénézuela et le Brésil où la ville de Rio est officiellement en « calamité publique », endettée jusqu’au cou depuis sa coupe du Monde de foot, mais qui devrait retrouver du peps avec les compèts de Gymnastique Rythmique et Sportive des J.O. Une compétition ouverte donc, pendant laquelle les camés russes exclus pourront regarder tranquillement ceux du Tour de France pour prendre des leçons de discrétion.

Au milieu d’une actualité aussi dense on en oublierait presque qu’Henri Guaino est candidat à la primaire de droite. Avec tous ces inscrits, Marianne va avoir droit à un véritable gang-bang ! Un bon moyen peut-être d’attirer les jeunes vers les urnes. Mais c’est l’été, soyons désinvoltes. Ce soir les hooligans du foot festoieront de concert avec les terroristes de la fête de la Musique et chacun pourra alors retourner réviser pour les prochaines épreuves du bac, où, promis il n’y aura plus de pièges insidieux. Les 88% de reçus auront le droit comme leurs prédécesseurs d’aller grossir le rang des demandeurs d’emploi ou de partir tenter leur chance à Hollywood. Qui est à Los Angeles. Pour les recalés, pas de scrupules : n’oubliez pas qu’il vous reste la télé-réalité et que l’être humain a inventé la bière avant l’alphabet !

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