Nos amis les hommes (espagnols). 28/08/2015.

J’ai rêvé cette nuit que j’attaquais un salon Jean-Louis David avec un char d’assaut et un lance-pierre, plus une paire de ciseaux au cas où les deux autres s’enrayent, et que je vengeais 20 ans de quolibets déplacés, rendant enfin aux chauves l’honneur et le respect qui leur incombaient après la disparition de Fabien Barthez et de Moby des radars du glamour capillaire. Un carnage dans un salon de coiffure de province qui me rendrait enfin gloire et célébrité, ayant préalablement pris soin d’écrire un testament-scénario sur mes traumas enfantins, cette terrible hérédité chevelue comme unique héritage paternel, la haine des coiffeuses qui jacassent pour ne rien dire en postillonnant leurs inepties météorologiques sur votre nuque la chute boursière irrémédiable, les chinois, Secret Story, tout ça , tout ça, afin de trouver grâce aux yeux de producteurs de télé-réalité avides d’histoires magistrales comme seules les morgues américaines en regorgent. Mais il n’y avait que deux personnes présentes au moment où je pénétrais dans l’officine : une femme de ménage sournoise et poilue qui me pulvérisait de la laque au visage au son de Kenji Girac et un enfant très capricieux et très laid qui ressemblait à Nicolas Sarkozy. Je me réveillais en sueur. Je savais que je n’aurai pas dû lire Paris-Match avant de m’endormir.

Mais, pour revenir d’Espagne, ne plaisantons pas trop au sujet des coiffeurs, dans un pays qui a vu les derniers fermer en même temps que le franquisme, cette promesse de bonheur trop tôt avortée. Depuis, permanentes, mulets, décolorations à l’eau oxygénée et rouflaquettes restent le quotidien d’un peuple qui fait même marrer les allemands. C’est dire. Un peu comme si le Zohan de « Rien que pour vos cheveux » sévissait dans tout le royaume depuis 40 ans. Les espagnols sont-ils plus malheureux pour autant ? Non, car ils sont raccords avec leurs fringues et leurs chaussures, dans un pays qui comptent plus de magasins de pompes (funèbres) que de boulangeries en France. La salopette et le sarouel y dévastent la jeunesse au-delà des cracheurs de feu. Le terrorisme n’a pas seulement engendré l’ETA, mais également Desigual ou Custo.

On trouve aussi nombre de merceries, boutiques de mariages et autres négoces de bondieuseries que l’on croirait construits lors de l’arrivée des premiers catholiques dans ce beau pays arabe. Comme si le temps s’était figé dans les années 70. Les grands-mères en blouses sentent l’eau de Cologne et la sardine, la douceur des étés andalous ne semblent pas atteinte par la frénésie en 4G d’un monde occidental en surrégime. La vie est belle en somme, et l’on ne saurait que trop envier un peuple qui a donné Iniesta, Dali, Picasso, Velasquez, Goya, Miro ou Enrique Iglesias à la culture moderne, dont les filles aux cheveux de jais surveillent moins leur ligne que celles de leurs pêcheurs de maris, dont la pop-musique ferait passer la variété italienne pour de la musique de chambre et qui aime tant se costumer en habits traditionnels avant de se murger à la sangria aux portes des églises pour oublier le ridicule et approcher Jésus lors de ses come-back aux semaines saintes.

Ce pays fier, respectueux de ses coutumes ancestrales, ne renâcle pas pour amuser les enfants à lâcher quelques bovidés testostéronés sur les passants étourdis, dont certains finissent encornés, comme les churros. A Barcelone, où le sens commun est moins tourné vers la barbarie que vers le commerce, les arènes où l’on massacrait autrefois les taureaux locaux, se sont transformées en centre commercial où l’on attire désormais les bœufs du monde entier. D’autres iront préalablement s’entasser sur les plages luxuriantes de Benidorm, cité balnéaire copiée sur des villes sibériennes ou polonaises. Une certaine idée de l’enfer. Des centaines de dauphins et de méduses viendraient d’ailleurs ici chaque année pour mourir, comme aveuglés par tant de laideur, que les architectes du Cap D’Agde n’avaient même pas envisagé.

Quant aux bons coins, je les garde pour moi. J’y construirai plus tard une hacienda de chaux blanche à l’ombre des fantômes de Sergio Leone et de Cervantès, d’Orson Welles ou Hemingway venus ici chercher un petit supplément d’âme. D’ailleurs ne dit-on pas ici que l’amour est comme un bol de gaspacho, suave et rafraîchissant. Mais que si on en abuse trop ça pique un peu l’anus. J’ai déjà appris à dire « Hola », « Donde esta la calle de la prostitucion ? » et « Quanto es ? ». J’attends désormais le retour de la croissance pour bâtir des châteaux en Espagne. Elle arrive. 1900 chanceux ont déjà retrouvé un travail en France. Je vais passer mon C.A.P coiffure.

Nos amis les lions. 29/07/2015.

Il est fort possible que dans les 20 prochaines années, nos enfants ne puissent pas connaître certaines espèces animales qui étaient pourtant notre quotidien depuis nos premières tablettes de chocolat Merveilles du Monde. Si à ce problème j’ai apporté rapidement la solution de ne pas avoir d’enfant reste que la disparition de marques d’animaux célèbres augmente aussi vite que la surpopulation de connards moyens avec un fusil chargé. Leur nouveau leader, Walter Palmer, dentiste dans le Minnesota, vient de se rendre aussi populaire que Ben Laden en faisant abattre puis décapiter Cecil, un des plus célèbres lion du Zimbabwe après l’avoir lâchement fait sortir de sa réserve où il était protégé des touristes et des enculés. Même si Cecil sonne un peu gay pour un animal de son acabit, je sors également de la mienne, de réserve, pour appeler, sans haine aucune, tous les serial killer et détraqués américains à aller s’entraîner sur Mr Palmer et sa progéniture sans défense (ça changera des tueries faciles pendant les films de Judd Apatow) et à les traquer sans relâche juste pour le plaisir du jeu et une belle photo sur Facebook. Je m’engage à offrir le dernier cd de Maître Gims à qui me rapportera les dents de Mr Palmer en guise de trophée.

Mais que faire par contre aux Iles Feroe, où, sous couvert de tradition ancestrale, un bon millier de gaillards pétris à la bière rabattent des dauphins sur les plages pour les massacrer à coups de pics et les découper devant une population rieuse et excitée comme lors d’une communion solennelle ? A la seule excuse qu’ils n’ont pas de Mc Do, ce bon peuple de rouquins défonce chaque année plus de 1500 cétacés qui n’auront pas la chance d’aller amuser les enfants civilisés au Marineland d’Antibes, pour les manger en steaks, en sucettes, en ragout à la lueur de bougies dont la graisse, extraite du même animal, illuminera à merveille leurs soirées hivernales de bouchers primitifs.

On pourrait possiblement élargir le concours en local au moment où le beauf en vacances n’a pas assez de place pour embarquer son chien et les affaires de madame avant de partir polluer les plages du Cap D’Agde. Prendre des animaux pour faire plaisir aux enfants et les abandonner sur l’A7 pour faire plaisir à sa femme, parce que le Kangoo est trop petit pour autant de bêtes, voilà qui laisse pantois. Et si à ce problème j’ai apporté rapidement la solution de ne pas avoir d’enfant, le phénomène s’accroit chaque année. Et malgré les efforts conjoints des sdf et des punks à chiens de désengorger les SPA, peut-on seulement confier des animaux innocents à des gens qui ont tout juste 1500 euros sur leur compte en banque et aucune Rolex au poignet ?

Contrairement au roi d’Arabie Saoudite qui n’a pas assez de poignets pour toutes ses Rolex et trop d’esclaves pour sa petite résidence de Vallauris. Du coup il faut réquisitionner la plage publique de peur que certaines mécréantes n’aient la fâcheuse idée d’y venir en bikini et n’émoustillent sa progéniture qui bronze en djellaba sur le balcon fleuri. Et s’il est trop tard pour lui demander de ne pas avoir d’enfants, que ne peut-on lui suggérer d’aller à la montagne ou en Bretagne, où personne ne se risque à poil en été sur les plages ?

D’autres qui n’ont pas leur pareil pour râler pour un non, ce sont bien les agriculteurs ! Alors qu’on leur donne des aides exubérantes depuis des années et une émission en prime time sur M6 pour trouver des prétendantes à traire et à asservir, ces gens sont toujours aussi ronchons et mal habillés ! Faut pas être trop fufute pour aller bloquer la ville de Caen en pleine canicule pour faire chier la France estivale qui n’a rien à foutre dans la cité normande où il n’y a même pas d’Aqua Boulevard! Pourquoi ne pas aller déverser son purin sur la route de Saint-Tropez pour emmerder les touristes venus voir Jean Marc Morandini jouer aux boules ou bloquer une étape du Tour de France pour faire chier les coureurs qui ne mangent que des fruits espagnols ou trafiqués ? Tout ça pour obliger leurs enfants à reprendre l’entreprise familiale en déficit alors que certains rêveront de faire Secret Story, de devenir chasseur de dauphins ou directeur de supérette. A ce sujet j’ai d’ailleurs arrêté de manger de la viande, des légumes, des fruits, du poisson ou des enfants, d’où qu’ils viennent. Je recycle désormais mon urine pour en faire de la bière, que j’agrémente d’une feuille de menthe sauvage. Et vu comme ça fait pisser j’ai à boire pour des années à venir.

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Remerciage

On se contente de peu comme on dit en Grèce, mais les 18 000 vues sur Toilette Intime sont une récompense et un encouragement à continuer le combat contre la sinistrose et l’analphabétisme ambiant. Un peu de Biafine sur des coups de soleil, un peu de gel avant d’aller à Mykonos, un baume au  coeur de pierre de l’actualité. Et si quelques pervers pépères se perdirent en pensant trouver ici des « shemale arabe », des « couilles poilues », « tout seu qui chante One Direction » ou pour les plus tordus, « Véronique Jeannot sans culotte », j’espère au moins que la visite leur aura permis de repartir plus riches, ou moins vides. C’est le but de ce blog. Merci de continuer à le faire vivre. Pour vous remercier, une photo estivale, de bonheur et de jeunesse pour ne pas oublier qu’il y a plus de neurones dans une papaye que dans tous les participants à la télé-réalité. L’avenir, pourtant, leur appartient. Alors quelques gestes simples en cet été caniculaire : abreuvez-vos chiens, hydratez vos chattes, abandonnez vos vieux sur l’autoroute et éteignez la télé. Bonnes vacances.

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Nos amis les hommes, 26/06/2015

A l’heure estivale où le footballeur qui n’a peur de rien s’en va demander sa petite augmentation, François Hollande s’apprêtait à gronder les américains (qui eux au moins, l’écoutent) en lançant un vaste embargo sur le roquefort Société et Marion Cotillard pour leur apprendre un peu les bonnes manières. Dont n’ont que faire les enculés intégristes. Il faudra donc penser à prendre son petit paréo en kevlar avant d’aller exposer ses glandes mammaires aux cancers méditerranéens des pays du Maghreb cet été, ou faire comme les plus malins d’entre nous pour se protéger à la fois du soleil et des balles perdues : continuer à aller à la plage en Bretagne. Même si le terroriste 2.0 peut surgir à tout moment : sous votre crêpe, au bar du TGV, au sortir de la messe en latin de père Rectum, mon aumônier préféré, sous la douche ou à l’heure du barbecue dominical, peu effrayé par la croix en côtes de porc à l’entrée du jardin. La 3e guerre mondiale a commencé depuis longtemps déjà. Depuis que Bush père et fils en plus de quelques intellectuels de leur acabit décidèrent de s’occuper des problèmes du Golfe plutôt que d’y rester, au golf, en s’occupant de l’illettrisme qui ravage leur famille et leur pays. Les nouvelles croisades ont engendré, au-delà d’un bordel local rarement vu, un nouveau terrorisme régional, rigolo et inattendu, souvent artisanal, mais qui frappe à la fois dans des bourgades iséroises, des musées tunisiens, des rédactions parisiennes ou des marathons bostoniens où les participants vengeurs font péter leurs sacs de sport sur la ligne d’arrivée, alors que perso, j’explose dans les premiers kilomètres.

Que ne pourraient-ils pas se renseigner plus avant afin de profiter des foules agglutinées à la Fête de la Musique, aux concerts de Muse ou de Louane, aux congrès du FN ou dans les halls des Carrefour, se piétinant la gueule pour un téléviseur moins cher au matin des soldes d’été ? Le manque de jugeote serait-il l’apanage des grands stratèges politiques et religieux, fussent-ils texans, irakiens ou nord-coréens ? De Charleston à Sousse, des abrutis continuent de mettre en avant leur race ou leur religion pour purifier le monde à grands coups de rafales dans la gueule, se rapprochant malheureusement plus de l’animal enragé que du paradis perdu. Leur sacrifice de pacotille ne laissant au moins aucune descendance sur cette terre submergée et suffocante. Tout comme cette mère de famille qui eut la bonne idée de tuer huit de ses enfants à la naissance, leur évitant ce spectacle pathétique et une scolarité compliquée. Réfléchissez donc bien à votre avenir psychologique avant de faire l’amour avec votre père ou vos oncles, même si c’est tentant ! Personnellement, j’ai des millions de décès sur les mains. Des dizaines de génocides. Avec la complicité des entreprises Sopalin et Durex, selon que j’étais seul ou accompagné. Et je le vis plutôt bien.

De plus, les évènements de ce matin s’étant produits non loin des entrepôts Ikea, je dû faire demi-tour alors que j’y conduisais ma maîtresse en Lexus. J’arrondis effectivement mes fins de mois en trimbalant quelques bourgeoises esseulées qui trompent leur ennui en suçant des Michoko sur la banquette en cuir. Etant payé en nature, je n’ai rien à me reprocher quant au courroux des chauffeurs de taxis français. Qui en veulent à la Terre entière. Alors que le système fonctionne bizarrement très bien dans d’autres pays où l’on a d’autres chats à fouetter et surtout pas RMC Info ou Rire et Chansons en boucle toute la journée. Le progrès passera sans doute par l’éradication prochaine des véhicules à chauffeur. L’évolution technologique de ce monde se fera sans les idées rétrogrades et réactionnaires de certains. Qu’en pensent les forgerons ? Les mineurs ? Les ouvriers de la métallurgie ? Les caissières ? Les agents de péage ? Les chasseurs de rhinocéros blancs ? Les vendeurs de stylos ? Imagine t-on un instant des employés de maisons de disques venir brûler les maisons sans disque de chaque pirate potentiel ? Un ouvrier de chez Kodak venir stériliser tous les utilisateurs de reflex numériques ? Il faut vivre avec son temps disaient déjà les conquistadors espagnols aux autochtones qui comprirent rapidement l’utilité d’avoir un fusil plutôt qu’une lance en bambou. Le véritable fléau étant dans ce cas précis l’exploitation humaine et non la concurrence. Pour oublier tout ce merdier j’ai d’ailleurs le choix entre le dernier Magic System ou le nouveau Compagnie Créole avant d’aller sur ma terrasse blindée profiter du soleil de plomb, lui aussi, pour me torcher la gueule violemment. Mojito, chapeau, melon et bottes de cuir, pour les plus à cheval sur l’actu.

A suivre: LAURA LAUNE

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On donnerait le bon dieu sans confession à Laura Laune. Mais qu’en ferait-elle de plus drôle que ses sketches sur la religion qui n’épargne aucun bord ? « Le diable est une gentille petite fille » est d’ailleurs le titre adéquat pour un spectacle iconoclaste et irrévérencieux qui fait un bien fou en ces temps troublés. Laura aborde des sujets souvent réservés aux hommes (pédophilie, sexualité, contes déviants, humour noir) et aime bien les mots bite et couilles. Ce qui est d’autant plus jouissif dans un monde du stand up qui a du mal à aller gratter là où ça fait mal. Epoque régressive oblige. Laura est jeune, belge, blonde, piquante et belge. Autant de raison de croire en son avenir radieux sur les scènes du rire francophone. Et comment ne pas succomber au charme d’une fille capable de « sucer Michel Drucker pour que sa mère soit fière d’elle » ?

« Le diable est une gentille petite fille » en tournée. Au Festival Off d’Avignon du 4 au 26 juillet (Théâtre Le Palace Salle 5)

Nos amis les hommes. 10/06/2015

Pour des milliers de jeunes originaux touristiques, la vie s’est effondrée heureusement avant le Pont des Arts, sauvé de justesse du poids de leur amour, cadenassé pour le reste des temps. Certes ce nouveau business florissant pour les vendeurs de Tour Eiffel maliens était plus écolo que l’ancestrale habitude d’aller triturer l’écorce des platanes à coup de canif pour spécifier aux badauds et aux écureuils que « Roro aime Nini » dans un cœur avec une flèche. D’où l’intérêt de ne pas planter d’arbres en ville, les amoureux n’ayant aucun respect de l’environnement. Et le Pont des Arts survivra sûrement à leurs promesses serrurières. C’est comme ça. Inexorable. Cupidon est un con.

Certains petits malins ont d’ailleurs bien compris que la seule clé qu’il ne faille pas perdre était celle de la ceinture de chasteté que toute femme qui se respecte doit désormais porter pour un épanouissement durable et un bonheur conjugal digne de ce nom. Ils en font de très belles, dans des alliages légers et discrets qui ne laissent aucune trace sous la burqa. Et vu qu’on cause pratique, c’est d’ailleurs très bientôt la fête des pères. Le site Ebay me demandait récemment par mail ce qui ferait plaisir au mien. Ce dernier étant mort depuis pas mal de temps déjà, j’aurais dit un peu de respect ou une étude marketing un peu plus fine et des annonces un peu moins agressives pour ceux qui comme moi, n’ont plus d’obligations mercantiles en ces jours printaniers de récompenses parentales. Perso, je veux bien le dernier Cabrel.

Ah il en faut du recul pour ne pas flancher sous le poids quotidien des attaques virtuelles des annonceurs pour piscines, agrandisseurs de verges ou voisines en chaleur. Il en faut du courage pour devenir chauffeur Uber Pop à Marseille ou affronter les discours politiques virulents alors que l’on ne se sent pas plus républicain qu’une biscotte Heudebert. Au Brésil, on attache désormais des conseillers municipaux véreux à des poteaux pour leur apprendre les bonnes manières. En France, cela pourrait relancer l’industrie du poteau. Ou du pal pour les gourmands et les récidivistes de la FIFA. A moins que l’on ne les chope tous à la sortie de l’ENA ou de Polytechnique pour les castrer politiquement et éviter leurs aboiements et leurs errements futurs.

Sur ces considérations banales, on est en droit de se demander si l’augmentation de l’espérance de vie de plus de 20 ans est une bonne nouvelle, vu le peu de choses agréables qu’il va nous rester à contempler ou admirer avant l’enfer promis aux impies que nous sommes. L’avant-goût ayant déjà commencé avec la création d’NRJ 12 et de la famille Kardashian. On ne s’étonne plus alors que les génies de Facebook viennent en France ouvrir un centre pour développer l’intelligence artificielle. Au pays de Nabilla et de Jean-Marc Morandini, il semblerait qu’il y ait là de la matière pour quelques décennies. Mais ne doit-on pas faire confiance à une plateforme qui nous a offert tant d’amis, fait perdre tant d’amis et liker tant de sujets fantastiques alors qu’on s’emmerdait fermement au boulot entre deux dossiers moisis ? Et comme à l’époque du Canal de Panama ou de la découverte du vaccin contre la rage, l’arrivée des gifs sur le site devrait passablement changer l’avenir de l’être humain insatiable que nous sommes. Respect, Monsieur Zuckerberg. Même si l’on avait déjà d’autres moyens pour voir bouger des chattes.