GONTARD ! La Main Tiède de la Violence.

Première expérience fantastique dans le clip de Gontard ! Hymne à refuser la tiédeur, la laideur, la bienpensance, le politiquement correct, le feel-good et le conformisme !

Album le 2/03.

KEEP ROCKIN’

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Problemos. 18/01/2018

Si le monde libre respire mieux après les résultats de la coloscopie de Donald Trump, on ne sait toujours pas quels outils oblongs ont été nécessaires pour explorer un aussi gros trou du cul ! Il y a des mystères qu’il est bon d’ignorer. Avec son QI avéré d’orang-outan, le président américain est donc apte pour une nouvelle année où plus personne ne s’offusquera de son incompétence, de sa vulgarité, de ses saillies racistes et misogynes en plus de son immaturité qui font passer Macron pour un philosophe grec. L’instabilité planétaire a plus que jamais un nom et un visage, tout aussi repoussant.

Heureusement qu’en France la passionnante histoire de l’aéroport Notre Dame des Landes est venue animer un peu le cœur de l’hiver, cet insoutenable suspense venant réveiller des médias anesthésiés par la mort de France Gall, la créatrice de Blablacar, merveilleuse chanson sur le covoiturage africain, suivie de celle de Dolorès O’Riordan autre chanteuse habituée à bêler dans les hautes sphères de la chanson populaire. Le côté facho en plus.

A la nuisance visuelle et sonore des avions, il faudra donc supporter celle des zadistes, occupant illégalement un terrain de l’état avec leurs djembés et leurs utopies rigolotes. Problemos. Si la société avait tant besoin de rêveurs et de poètes, on vivrait encore dans les effluves de Woodstock, le patchouli, les filles nues (et consentantes), les vestes en mouton et les sabots crottés au lieu de profiter des soldes. Le progrès ne vaut que s’il est partagé par tous les gens riches disaient alors les slogans. Mais quelque chose à sûrement déraillé sur le chemin de la béatitude.

En Californie, des enfants plein de merde vivent encore enchainés à leur lit. En 2018. Certains d’entre eux n’ont même jamais entendu parler d’Harvey Weinstein, c’est dire ! Personne n’a osé indiquer le distributeur de préservatifs le plus proche aux parents ou les avertir que 13, ça porte malheur ? Un beau scénario à venir pour Hollywood, juste à côté, où James Franco, Aziz Ansari et Kevin Spacey (entre autres) attendront un peu que leurs anciennes conquêtes rancunières se calment un peu. Ils ne jouissent malheureusement pas du même statut que Woody Allen, qui excite tant le public et les critiques françaises malgré ses ratés (et je ne parle pas de ses 10 derniers films !). Chez nous me direz-vous, Morandini présente toujours une émission de télé, où il dénonce, notamment, le harcèlement. Et voilà que Jéremstar, qui n’a de star que son pseudo débile (le mec s’appelle Gisclon, ce qui est tout de même cocasse pour une histoire de sex-tape), vient de se voir clouer au pilori lui aussi !! Comment va-t-on survivre à ce énième scandale dans le petit monde de la télé-réalité ? Peut-être en se disant que certains sont devenus président des Etats-Unis, et qu’ils peuvent aujourd’hui étaler leur vacuité et leurs analyses d’urine au grand jour. Une forme de consécration trop stylée. Une belle revanche sur la vie, t’as vu ?

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Edulcorons.

« Depuis 3 ans et le drame de Charlie Hebdo qui ouvrit les yeux du grand public sur l’existence du journal satirique et sur le manque cruel de second degré chez les intégristes, la question de l’humour possible ou impossible, racontable ou interdit fait florès dans les conversations, surtout chez ceux qui n’en ont pas. Car il n’y a pas à juger si une chose est drôle ou pas mais juste à savoir si cela nous fait rire. Ou pas. Point. Sans intellectualiser la chose.
A la question peut-on rire de tout, je répondrai donc non (dans la sphère publique en tous cas) mais à la question doit-on rire de tout, je répondrai donc oui. Parce qu’il est salvateur d’avoir un peu de recul et de second degré sur les choses cruelles de la vie, sans quoi celle-ci devient vite un enfer pour qui prend les choses trop à cœur. N’oublions jamais que l’on est là pour 70/80 ans au mieux, pour les plus valeureux et résistants aux microbes, et que tout ça ne mérite pas autant de sérieux.
Facile à dire, certes, mais en fonction de notre éducation, de notre culture, de notre environnement, du poids de la religion dans notre quotidien ou de notre intelligence, chacun n’a pas forcément le même avis sur la question et la même tolérance à l’humour vache. Pierre Desproges disait que quelqu’un qui tombe dans la rue n’est pas drôle en soi, ce qui est drôle c’est s’il ne se relève pas, qu’il ne suffit pas d’être heureux, encore faut-il que les autres soient malheureux…Derrière l’outrance possible de ces saillies, d’aucuns s’offusqueront, d’autres ricaneront de bonne foi. Faut-il interdire pour autant ces réflexions quasi philosophiques au prétexte qu’elles en dérangent certains ?

En 2018, sur tous ces sujets sensibles, sur les différences et sur les minorités, la société régresse intellectuellement aussi vite qu’elle avance technologiquement. La sphère publique, depuis qu’Internet a libéré la parole de chacun, est devenue irrespirable autant que nauséabonde. Le consensus mou et la bien-pensance gluante ont remplacé les débats et la réflexion dans les médias populaires. On juge, on attaque, on accuse, on insulte, on polémique, on vilipende, on s’insurge, on clique son courroux au moindre fait divers, à la moindre phrase, à la première image qui ne rentre pas en ligne de compte avec notre propre système de pensée, avec nos propres codes de l’humour. Sans fond, sans arguments, sans finesse.
La censure, sous couvert de protéger les plus faibles, devient une arme que l’on veut brandir dans tous les domaines politiques et culturels. On s’insurge d’un clip de rap violent, de filles nues au cinéma, mais nullement que Google, You Porn et consorts soient à un clic de ses enfants mineurs. On vilipende des acteurs pour des « accusations » de viol, mais l’on a toujours du mal à admettre le poids de la pédophilie dans l’église catholique. On s’en prend aux artistes contemporains pour des créations ‘’phalliques’’ ou ‘’vulvienne’’, mais l’on accepte avec consentement la vulgarité crasse de la télé-réalité et la beauferie sournoise d’Hanouna sous couvert de divertissement familial.
Un immense bond en arrière où tout est désormais remis en cause, et surtout notre intelligence. Chacun est pourtant libre et capable, d’apprécier ou de détester une oeuvre ou un artiste. Personne n’a un flingue sur la tempe pour rester plus de 10 mn devant Nrj12 ou aller voir une pièce de théâtre avant-gardiste de 4h30. Si Belattar ou Proust ne vous font pas rire, ne regardez pas leurs sketches ! Si vous êtes plus Grégoire que Biolay, tant pis pour vous ! Les gens ont dix doigts, et une télécommande. Mais l’on préfère s’acharner sur les choses que l’on déteste en déversant des torrents de boue plutôt que de partager ce que l’on aime, même si c’est des photos de bouffe ou de chatons !

Avec l’affaire Weinstein est arrivé un nouveau problème de masse : la remise en question de milliers d’œuvres jugées outrageantes pour les femmes, en plus de la suspicion sur la gent masculine, et la délation décomplexée, au prétexte rigolo que toute cette domination masculine a assez durée. Certes. Mais peut-on avancer d’un côté en protégeant les femmes, en incitant de l’autre des comportements hystériques et dangereux ? Que l’homme soit un gros beauf, on le sait depuis des siècles. Qu’il abuse de sa force, de son pouvoir et de l’alcool aussi. Mais doit-on pour autant remettre des siècles de création artistique et culturelle en changeant la fin des œuvres, en effaçant des acteurs de films, reniant au passage des créations et des époques marquées par le patriarcat et la misogynie ? C’est vrai qu’aujourd’hui je ne me masturbe plus de la même manière sur les photos pré-pubères de David Hamilton depuis l’affaire Flament. Dois-je renier d’avoir aimé Polanski, Louis C.K, Dustin Hoffman ou Noir Désir avant d’être jugé ? Dois-je brûler mes dvd de Bertrand Blier, Joel Seria ou Gérard Pirès avant que l’on ne m’accuse de rire de choses graveleuses et déplacées ? Quand on pense qu’ici on couvre des statues de marbre aux seins nus et que là on cache l’ »Origine du Monde » de Courbet…Quelle angoisse. Le cinéma et la littérature n’ont toujours été que le reflet de leur époque. Enfants nous racontions des blagues à 90% racistes, sexistes et homophobes. Coluche les relayait aussi sur Europe 1 et Michel Leeb était drôle. Et tout allait bien, sans que l’on sente la suspicion et la haine dans le regard de l’autre, cet enculé. Les hommes, politiques ou religieux, ont été les plus violents et ont armé leurs enfants pour conquérir le monde, exploiter les plus faibles, construire des frontières et affirmer des différences.
Pas les cinéastes, ni les acteurs, ni les auteurs, ni aucun artiste. Qui sont les seuls à rendre cette vie un peu moins monotone, un peu plus passionnante et à ouvrir les yeux de leurs congénères pour que l’avenir soit un peu plus respirable. Il y a des combats justes et des causes à défendre, mais avec cette intelligence et cette grandeur d’âme qui fait cruellement défaut aux décideurs et aux aboyeurs d’aujourd’hui. La culture est une arme, le rire est une défense, mais internet et les réseaux sociaux des déversoirs à foutre et des concentrés de haine difficilement acceptables à l’heure où il faut élever les débats. La société évolue bien plus vite que les mentalités. Et il va falloir s’y faire sans remettre systématiquement le passé en jeu. Construire l’avenir est un enjeu bien plus important, dans un monde qui semble régresser intellectuellement…Mais quand le maître du monde s’appelle Trump, où est l’exemple ?

En 2018, il faudrait que Twitter cesse d’exister. Et que chaque troll, chaque loser, chaque débile derrière son pseudonyme se construise une vie personnelle ou accepte sa propre misère sans reprocher le succès et le talent aux autres. (Il n’y a que Donald, qui ici, soit aussi un génie !) Et qu’à chaque tweet lâche et abject, chacun se dise une bonne fois pour toute qu’il faut mille fois plus de courage pour aller bosser chaque matin à Charlie Hebdo en risquant sa vie pour éveiller les consciences et dérider les cons, qu’en twittant de la merde pour faire régresser la société et triquer son égo.
Alors que vous soyez Charlie ou pas, que vous ayez de l’humour ou pas, essayez simplement d’avoir un peu de recul et une vie intéressante. Le reste devrait suivre naturellement. »

Expo-Coluche-Portrait-1983-par-Francis-Giacobetti

Nos Amis Les Hommes de 2018. 4/01/2018

Alors qu’en Somme, la rivière sortait de son lit, dans mon rêve j’inondais le mien en pensant que la Nation Française venait m’apporter le petit déjeuner au réveil, me caressant au passage le scrotum avec une plume de canard sauvage, elle qui me connait si bien et sait combler chacun de ses enfants.  Avant que le réveil ne sonne pour une reprise toute en douceur d’une humiliation au travail, l’un des aspects les plus socialement acceptables de la Nation Française, qui n’aime rien moins que les feignasses et les smicards, ces furoncles disgracieux sur le visage rayonnant de son grand gourou, le Medef.  Cette même Nation  Française qui envoyait ses enfants au front en fusillant les récalcitrants pour leur apprendre un peu le respect des valeurs et ce courage que n’ont pas les donneurs d’ordres derrière les bureaux. Cette grande Nation Française qui appréciait sa choucroute avec un bon verre de Vichy, cette sublime Nation Française qui éduquait des peuples africains à bien fermer leur gueule une fois la décolonisation venue, cette belle Nation Française qui n’en peut plus d’être américanisée jusque dans son cholestérol, mais où le beauf et les gros cons courent toujours. Sans fusil mitrailleur ! Cette brillante Nation Française enfin qui vient de perdre en Johnny son plus bel emblème culturel, et qui élit Jean-Jacques Goldman comme sa personnalité préférée. Encore un matin pour rien…En 2018 ! Un homme dont l’inactivité depuis 15 ans ferait presque passer Polnareff pour un stakhanoviste de la chanson à texte ! Un homme qui laissa les Enfoirés avec « Toute la vie », dernière daubasse réac et affligeante, et qui ne daigna même pas assister à l’enterrement du rockeur belgo-saintbarthélémien, parce qu’il avait piscine. Même pas eu l’envie de se forcer à avoir envie. Dire qu’aux grandes heures de Coluche, les français élisaient L’Abbé Pierre, le Commandant Cousteau ou Sœur Emmanuelle !! On préfère encore les bondieuseries et les chasseurs de mérous à un chanteur invisible dont le seul coup de maître est d’avoir pollué le top 50 de 1981 à 1991 avec des femmes qui font des bébés toutes seules, des cordonniers, du vieux pain sur son balcon et des chansons faciles pour attirer les moines et les pigeons !!

Qu’il n’y ait plus dans ces sondages inutiles aucun homme politique, on peut aisément le comprendre. La sanction est tombée également dans les urnes. Qu’il y ait tout un tas d’amuseurs publiques, passe encore, la vie est si triste devant Jean-Pierre Pernault, mais la disparition de tout intellectuel, chercheur, écrivain, serial killer ou artiste exigeant nous rappelle pourquoi la Nation Française aime tant faire tourner les serviettes le 31 au soir, après un bon bêtisier et la messe de minuit devant Saint-Hanouna. Pendant ce temps-là, Nordahl Lelandais est monté sur ses échasses pour réfuter en bloc la mort de Johnny, du petit Grégory, d’Estelle Mouzin, de la démocratie, de la déontologie journalistique et l’arrivée au sommet de Laurent Wauquiez. Avec les avalanches, les savoyards que nous sommes n’avaient pas vraiment besoin de ça. Heureusement que Trump nous distrait un peu, comme à son habitude, entre l’interdiction d’un livre polémique, la Russie, le faux réchauffement climatique, l’Iran, Twitter, la Palestine et son gros bouton rouge.  On espère vraiment que Kim jong-un ne mette pas par hasard son coude sur le bureau, mais vu sa taille et sa souplesse, on est un peu rassurés.

Vivement que 2018 prenne tout son essor, entre les commémorations de 14-18 et celles de 98, la grande Nation Française saura encore faire pleurer dans les chaumières et réunir sous un beau drapeau tricolore et une Marseillaise plus que jamais militante, les fans des obus des Poilus et des missiles de Zizou. Avant d’envoyer sa nouvelle armada multi-millionnaire et multicolore en Russie et ses athlètes amateurs blancs en Corée du Sud, histoire d’oublier un peu les lois sur le travail et les augmentations taquines devant un fraternel match de foot et une chaleureuse compétition de biathlon. Une belle métaphore sportive de The Walking Dead. Fuir ses adversaires, courir avec un fusil dans le dos et tirer au hasard si un zombie ou un migrant nous attaque sournoisement. 2018, on est prêts.

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Premières Critiques

Alors voilà, vendredi 24/11, je jouais pour la 1ere fois TOILETTE INTIME en intégralité et ce fut une expérience incroyable et chargée en émotion. Malgré quelques ratés, les gens ne m’en ont pas tenu rigueur.

Alors au travail, avant la prochaine date cruciale du 19/12 au Complexe du Rire à Lyon (20h30). Résa sur billetreduc.com.

Voici le compte-rendu de la soirée chez Edith , Café Théâtre Ailleurs à Vienne.

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