Glow in the dark. 15/11/2020

Le monde connecté se divise désormais en 2 catégories : ceux qui croient que la Terre est plate, et ceux qui pensent que tout ça ne tourne plus très rond. L’humanité, en l’espace de 15 ans de réseaux sociaux, aura donc connu un schisme violent et irréversible, à faire passer les guerres de religion pour des parties de balles au prisonnier.

Et là encore, comme bien souvent, les USA sont précurseurs, avec leur modèle grandeur nature de ce qu’est une nation divisée par deux idéologies distinctes. Les Etats Désunis. Les bibles et les fusils d’un côté, les livres et les stylos de l’autre, pour faire simple…Car la simplicité, dans les deux sens du terme (facilité et naïveté) est devenue la norme d’une société élevée à Internet, scotchée à son portable, addicte au buzz, au clic et au retweet sans aucune autre forme de pensée que l’amusement, la détente et l’indignation permanente, sur n’importe quel sujet. Se sentir agressé dans sa chair, au plus profond de son être, par des propos jugés diffamatoires, parce que contraires à nos propres convictions. S’en prendre à des gens à qui l’on n’aurait jamais adressé la parole dans la vraie vie, intervenir sur des forums ou des profils d’inconnus, juste pour donner son avis, forcément violent, sans fondement, juste avec l’envie de cracher son mal être à la face d’un monde où il faut exister, être vu, être entendu, qu’importe la manière. La pendule tourne, tic toc, je veux être quelqu’un, parce que je le mérite…Aimez-moi les uns et les autres, même si mes likes ne sont pas réciproques.

Sur ce terreau fertile, et avec ces outils digitaux modernes, il n’en fallait pas moins pour voir fleurir au grand jour fake news et complots en tous genres. Si le principe a toujours existé : on nous cache forcément des choses (des aliens de Roswell à la mort d’Elvis), il a désormais pignon sur rue avec des ambassadeurs de la trampe de Trump, des tenanciers Pmu de l’info en boucle et des vengeurs masqués du Dark Web. Et ce virus taquin n’aura fait qu’amplifier un phénomène qui se cantonnait avant ça aux journaux à scandale ou à certaines émissions de RTL9.

Malheureusement, pas besoin d’être très informés pour savoir que oui, les milliardaires tiennent les médias, que les labos pharmaceutiques préfèrent vendre des vaccins, c‘est leur métier, et que les hommes politiques servent les intérêts de lobbies industriels et financiers. Pourquoi chercher des complots quand tout est plutôt clair et défini depuis l’invention de la démocratie moderne et du capitalisme ravageur, que l’on alimente volontairement et compulsivement pour avoir un semblant de vie sociale ? Soit on l’accepte, et l’on arrête de s’offusquer pour un oui ou pour un non (on est là que pour 80 piges en moyenne, ça va être long de s’agacer tous les jours dans un système pourtant moins pire que d’autres), soit l’on essaie de vrais modèles de dictatures pour voir ce qui change (puisque la France en est une…), soit l’on prend son sac à dos et ses Crocs pour aller vivre au fin fond du Larzac ou dans le bush australien pour s’acheter une virginité mentale et sociale.

Ainsi Bill Gates est devenu l’ennemi numéro un de ce grand cirque complotiste mondialisé. Le Diable. Lui dont les actions répétées ont permis de sauver des millions d’enfants dans le monde et d’éradiquer quelques maladies. Alors qu’on aime bien Elon Musk, qui lui, a clairement l’intention de mettre des puces dans chaque être humain pour les connecter à ses milliers de satellites, en plus de vouloir miser sur l’intelligence artificielle parce que l’Homme est décidemment trop con pour mériter de survivre. Les labos sont là uniquement pour nous éradiquer, dit-on en se bourrant d’anxiolytiques et d’anti-dépresseurs depuis des années, en les engraissant pour oublier que notre vie n’est pas celle dont on rêvait à l’église.

Attention, l’abus de cachetons peut rendre paranoïaque. Et schizophrène. On veut des masques, mais on ne veut pas les mettre. On veut un vaccin contre le Covid, mais on ne veut pas se faire inoculer ! On crie à la dangerosité des vaccins pour nos gosses, pendant qu’on les empoisonne normalement à coup de sodas, de Mc Do, de Nutella et de pizzas Hut. On veut plus de sécurité, moins d’attentats, mais on ne veut pas de caméras dans les rues ni de reconnaissance faciale…On veut un monde écolo et vert, mais hors de question de lâcher notre SUV pour un modèle plus propre.

On gueule, comme si on nous coupait un bras, dès que le wifi s’éteint en pleine partie de Candy Crush, mais on refuse la 5G pour des raisons fallacieuses. Rassurons-nous, toute dangereuse soit-elle pour la santé, elle ne causera finalement pas tant de lésions sur nos cerveaux déjà passablement amoindris. Et la 6G est sûrement déjà prête ! Puis si c’est un problème d’être tracé par une application, que n’attendons-nous pour revendre nos smartphones et d’arrêter de donner nos images et nos infos persos à des dizaines d’entreprises soi-disant bienveillantes ? Regardez donc ‘’Derrière nos écrans de fumée », un vrai bon documentaire Netflix pour vous en convaincre, s’il vous reste un minimum de lucidité et d’esprit critique.

La peur du contrôle, c’est vraiment quand ça nous arrange. Le documentaire Hold Up surfe là-dessus. Les peurs. Et l’arrivée du Covid, qui a bouleversé nos petites vies tranquilles d’occidentaux parvenus. Si la fin des libertés individuelles c’est de ne plus pouvoir aller à Disneyland, boire des bières au troquet, dévaliser H&M pour le Black Friday ou fêter Noel en bons catholiques, dites-vous peut-être que vous n’avez pas franchement de problèmes…Une poignée de penseurs, de professionnels de la santé, de journalistes ou Sophie Marceau se sont laissés avoir par ces révélations aussi documentées qu’un reportage sur la liberté de pensée en Corée du Nord, mais est-il surprenant de voir arriver là-dessus la brillante Kim Glow, venue expliquer à son million de followers pourquoi il ne faut pas se faire vacciner. Avec le regard aussi lumineux qu’une luciole sous Tranxène, Kim nous met en garde sur les nanoparticules, et l’on comprend qu’elle sait de quoi il en retourne, tant son cerveau de starlette en est peuplé. Elle nous parle d’injections dangereuses, et dans sa bouche, ça prend un drôle de sens…Un pur moment de poésie et d’horreur, poupée superficielle au visage de filtre Instagram, se rêvant en Jeanne d’Arc des causes perdues, la virginité en moins.

Si le vaccin contre la connerie n’existera sans doute jamais, il est vraiment temps de se prémunir en éteignant nos télés, en désactivant Instagram, Twitter et autres propagateurs de virus bien plus dangereux pour la santé mentale de nos enfants.  »Restez éveillés, ils sont partout. Et quoi qu’il arrive, renseignez-vous. Parce que moi je n’ai pas de preuves. » Du coup hier soir, je me suis surpris à regarder un reportage sur les mouflons dans les Alpes italiennes. C’était beau, reposant. Limite excitant. Pour Noel, je veux bien un disque de flûte des Andes avec les derniers livres de Frédéric Lenoir et de Matthieu Ricard. Et un poncho. Dans ces moments difficiles et dans ce monde totalitaire, heureusement qu’il nous reste Amazon pour se reconnecter à notre moi intérieur, en ayant accès, comme n’importe quel homme libre à nos besoins vitaux et à des choses essentielles.

Confinés. Saison 2. (Spoiler : ça finit mal !) 31/10/2020

Dire qu’on aura vu des trucs surprenants depuis le début de cette pandémie est un euphémisme ! Mais là, on touche gentiment le fond avec cette saison 2 d’un confinement aussi crédible qu’une mise en examen de Nicolas Sarkozy ! Un reconfinement juste avant le week-end de la Toussaint avec des routes et des gares bondées ou des règles qui autorisent les mariages, mais avec 6 personnes max. Si l’on compte les mariés, les témoins, les parents des mariés, le maire ou le curé (ou autres selon vos religions respectives !), on est minimum à 8…Des écoles ouvertes, des transports en commun saturés…

Ces nouvelles règles, c’est un peu comme si on punissait un enfant en l’enfermant dans sa chambre avec sa PS 4, sa Game Boy, son ordi et YouPorn. Mais sans Chips et sans Sopalin. On a connu des captivités plus contraignantes. Même Natasha Kampush a souri en voyant les règles édictées par le gouvernement français. Certes les commerçants ne peuvent plus endurer de fermetures, sous peine de mettre la clé sous la porte pour de bon. Certes il faut sauver Noel, comme dans un mauvais téléfilm Disney… Oui mais, certes aussi, les hôpitaux ne peuvent plus accueillir de patients…Alors entre la santé financière des uns et la santé physique des autres, le gouvernement n’a pas vraiment tranché. Contrairement à un terroriste islamiste déterminé. Cet entre-deux moisi qui amène aujourd’hui les trois-quarts des commerces à être ouverts (en jouant sur le click and collect, ou en se mettant à vendre des baguettes ou des pizzas dans des magasins de brocantes pour donner le change). Je n’ai rien contre toutes ces merveilleuses professions, hormis peut-être les coiffeurs, par nostalgie, ou les Sephora, par pure méchanceté, mais à l’heure qu’il est, fleuristes, opticiens, cavistes, services public, banques, auto-écoles, garages (c’est le moment où jamais d’acheter une voiture électrique), opérateurs téléphoniques, artisans, btp et bien d’autres restent ouverts en brandissant le droit de nos compatriotes à consommer, quoi qu’il arrive ! Chacun, dans son bon droit, a donc décidé qu’il était essentiel à la société. Ce qui dans le fond n’est pas faux. Certains ne survivent à leur mariage ou à leur solitude qu’en allant aux putes, d’autres en allant au cinéma, certains en allant au cinéma avec des putes ! Mais c’est la vie des gens qui est avant tout essentielle à la société, surtout si l’on veut encore des consommateurs valides pour quand tout ira mieux. Un jour.

Les Fnac, qui vendent des câbles pour iPhone ont le droit d’ouvrir, mais pas les libraires. On arrive donc à cet épisode ubuesque où elles préfèrent fermer leurs rayons livres pour ne pas en rajouter ! Lunaire. En revanche, leur site internet, comme celui d’Amazon, continue de livrer en 24h chrono. Les hypers qui vendent de tout, et souvent n’importe quoi, restent ouverts. Mais pas les libraires. En incitant donc les gens à consommer, et donc à sortir dans les rues (bien évidemment dans un respect total du rayon d’1 kilomètre autour de chez soi…), peut-on vraiment s’attendre à ce que Noel se passe tranquillement en famille ? On n’est plus à l’heure de savoir si les gens peuvent fêter la Toussaint en laissant les cimetières ouverts, mais de savoir si les cimetières auront assez de places pour accueillir les milliers de morts annoncés. Une humanité raisonnable et raisonnée saurait patienter un mois sans se lamenter de ne pas pouvoir dépenser pour le Black Friday ou célébrer Halloween, cette mascarade mercantile pourtant très pertinente cette année. Nos amis américains vont dépenser 8,8 milliards en costumes, déguisements et décorations de leur mobil-homes, pour situer un peu les priorités entre le COVID et les élections, dans un pays dévasté par le chômage, la pauvreté galopante et au bord d’une guerre civile et raciale…Alors que pour nous, ce sera une guerre de religion !

Comment va-t-on faire si l’on ne peut plus aller à Courchevel racletter pour le réveillon ? Ce que certains osent appeler aujourd’hui une privation de droits individuels, de libertés, est d’une indécence folle alors que cette maladie touche le monde entier avec les mêmes causes et les mêmes effets : des milliers de morts et une économie à l’arrêt, qui va affaiblir encore les plus faibles. On parle juste ici de bon sens…Être capable une fois dans sa putain de vie d’arrêter ses excès en tous genres, de surconsommer pour se donner l’impression d’être vivant, de respecter des règles d’hygiène simples et efficaces pour sauver les autres sans penser forcément à sa gueule,  »parce que c’est comme ça, c’est nos traditions, nos habitudes, notre droit », et aux conséquences fâcheuses sur ses week-end ou la sortie du nouvel iPhone, qui aurait tant fait plaisir à Dylan, 6 ans, après une année si compliquée.

Oui l’année a été dure pour tout le monde. Pour toutes les professions, pour toutes les tranches d’âge, pour tous les peuples, du moins ceux qui n’étaient déjà pas en guerre ou en dictatures à la coule. Oui, c’est dur d’avoir 20 ans en 2020, mais sûrement moins qu’en 14-18 ou 39-45, quand cette catégorie fraiche et vigoureuse allait défendre les intérêts du pays, sans avoir à donner son avis, contre une petite médaille et un nom gravé sur un monument gris et froid. Dylan et les gens de 20 ans s’en remettront sans problème. Il faut faire attention avec les sentences larmoyantes. Il faut faire attention avec l’indécence. Ce qui se passe aujourd’hui est dramatique pour beaucoup, surtout dans nos pays confortables, aseptisés et protégés de tout conflit majeur depuis des années… ‘’Oui mais les attentats quand même !’’…Oui comme en Espagne, en Angleterre, en Belgique ou en Allemagne, ces pays qui prônent peu ou prou la même liberté que la nôtre d’être heureux, éduqués et informés. La France est sûrement mal préparée, mal équipée pour un état de son statut, mais pas plus manipulée qu’un autre pays, chacun subissant aujourd’hui une situation sanitaire redoutée, anticipée dans la littérature et au cinéma, mais qu’aucun analyste économique n’a pu (ou voulu) englober dans ses prévisions comptables. Chiffres en berne, mais qui n’affectent à priori pas les patrons milliardaires pour qui l’on continue d’œuvrer quotidiennement.

Dramatique année 2020, où l’humanité aura encore régressé, terrassée par un simple virus bien moins prévisible que le bug de l’an 2000. Et si tout ne s’est pas éteint à l’aube du 21e siècle comme annoncé pas Nostradamus, les Mayas, ma concierge et Paco Rabanne, les années 2000 ont apporté avec elles la téléréalité, l’explosion d’internet et l’arrivée des smartphones…puis le développement tentaculaire et incontrôlable des réseaux sociaux. Depuis, bizarrement, l’humanité a cessé de réfléchir, préférant regarder son reflet peu ragoutant dans des selfies, vivre dans un écran Retina tout en donnant son avis sur les pensées des autres, le changement climatique, les tenues de ma soeur et la politique internationale. Le bug était finalement plus dévastateur que prévu. Les génies bienfaiteurs de la Silicon Valley ont vu leurs créations leur échapper et se transformer en monstres mutants. Comme souvent, les utilisateurs en ont fait autre chose…quitte à mener au chaos généralisé. Les likes et les clicks, le buzz et les fake news ont eu raison de la pensée politique de l’ancien monde. Les complotistes ont pignon sur rue. Plus d’analyse, plus de recul, plus de discussion. Réactions à chaud et dans l’émotion. La bêtise et la violence se sont propagées à une vitesse grand V, et feront sur le long terme, bien plus de victimes que le Covid. Alors gérer une crise sanitaire dans ces conditions…

Je n’aimerai pas être à leur place, mais ce second confinement et ces règles à la carte ne présagent rien de bon. Certes, il vaut sûrement mieux être dehors que devant son ordinateur ou devant les chaînes d’infos. Et continuer d’acheter des livres. Partout où l’on peut. C’est un acte de résistance vital sur le long terme. J’ai commencé la biographie d’Olivier Giroud : Toujours y croire.

Education Spirituelle. 20/10/2020

C’est marrant tous ces gens qui ont peur des fantômes mais qui prient et obéissent à des entités qui n’existent pas !! Avec tout le respect que je ne dois à personne, je réitère ici ma virulence viscérale contre les 3 grandes religions monothéistes, qui ont fait de ce monde l’immense cimetière et le grand ring de free-fight spirituel et physique que l’on connait depuis des millénaires. Et à la seule raison que l’on se doit de respecter les choix de chacun, on se doit aussi de supporter leur aveuglement, leur déni, leur intolérance, leur violence, leur inculture et leur bêtise ? La prière c’est personnel, comme la spiritualité ou la branlette. Faites-vous du bien dans votre coin, dans votre sphère privée, c’est toujours moins indécent qu’au milieu de clones bêlants et motivés par une seule chose depuis l’apparition du tonnerre et des éclairs : la peur. La peur de l’inconnu, la peur du vide, la peur de l’autre, la peur de la mort.

Sur ces peurs-là fleurissent les sectes pour embrigader les âmes perdues. Vos dieux, vos prophètes et vos gourous sont les mêmes. Les chefs d’une armée de disciples manipulables à souhait pour servir la communauté. Lobotomisation de masse, en toges ou en soutanes, en djellabas ou en treillis, en costumes 3 pièces ou à poil. Chez les Témoins de Jéhovah on sonne à des portes pour vendre des bibles, chez les djihadistes, on coupe des têtes de mécréants. Chacun son délire. Mais les 2 font flipper les enfants. Alors que dans la Scientologie on récolte surtout de l’argent pour financer les carrières de Tom Cruise et de John Travolta, en attendant le retour de Xenu.

Passer un certain âge, on apprend aux enfants à ne plus croire aux contes ou au Père Noel, pendant qu’on fonde toute se vie d’adulte sur des écrits improbables, des mythologies et des délires mystiques, à la seule raison que l’on a été élevé dans des familles musulmanes, catholiques ou juives et que c’est le seul chemin à suivre pour exister, plaire à ses parents et atteindre, en bout de course, un paradis promis comme belle carotte aux ânes que nous sommes. Adam et Eve ont des milliers d’enfants, ça ne choque personne, et les scientifiques qui prônent la théorie de l’évolution sont de tels charlatans. Adam meurt à 930 ans ! Y a que moi que ça choque ou on est déjà dans un Marvel avant l’heure ? Et on vient critiquer les fumeurs de ganja… Des centaines de pages plus ou moins farfelues, entre deux pensées philosophiques, qui font aujourd’hui florès dans les livres de développement personnel : aide toi le ciel t’aidera, aime ton prochain comme toi-même, tu ne convoiteras pas la femme de ton voisin, après moi le déluge…

Mais qui a décidé à un moment, pour déconner ou pour faire chier les futurs adeptes, qu’il ne fallait pas manger de porc, aller à la messe le dimanche, avoir 2 frigos, se marier avant de faire du sexe, jeûner pendant 40 jours, tendre la joue droite, se faire baptiser pour avoir le droit d’aller au Paradis, mettre une perruque, un voile, faire pénitence, brûler des hérétiques, lapider des femmes, sacrifier des vies humaines mais ne pas manger de viande le vendredi, diaboliser l’homosexualité pendant qu’on s’encule entre potes en attendant que la famille choisisse sa future femme, éteindre l’électricité le vendredi soir, manger le corps du Christ (sauf si on est allergique au gluten, ce qui est discriminant !), boire son sang alors que tout le monde sait que c’est du vin, ne pas toucher d’argent le samedi mais le reste de l’année, s’en mettre plein les fouilles, se confesser pour expier ses pêchés à un prêtre qui sort à peine de vos enfants… Et qui a décidé que le nombre de vierges serait de 72 ? C’est comme le couvre-feu à 21h, c’est très arbitraire 72 ! Ca aurait pu être 70 ou 80 !

On pourrait quand même en rire si autant de monde ne prenait pas tout ça au sérieux et en faisait des préceptes de vie immuables et héréditaire. Transmis de force à des enfants qui n’auront jamais de libre arbitre, celui qui permet de s’épanouir en tant qu’individu en pensant par soi-même, pas juste pour faire plaisir à la famille, à la communauté ou aux voisins.

Mais c’est rassurant la communauté. On ne parle que de ça aujourd’hui sur Insta…Être hors communauté, c’est être un paria, un renégat, un mec qui n’a pas de vie, pas d’envie ou carrément pas d’âme…Celui qui n’a pas besoin d’une communauté est peut-être à l’inverse un être éclairé, cherchant des réponses dans sa propre spiritualité, ses propres connaissances ou sa propre déité. L’être humain est capable de choses tellement grandioses, mais réduit à un simple animal parlant et réfléchissant peu, souvent fini à la pisse, capable de s’élever spirituellement uniquement en cas de coup dur ou de coup de mou, mais jamais pour faire avancer la condition humaine et préserver le seul paradis qui soit : la planète Terre. L’Homme n’est pas mature. Il n’a rien compris à sa condition et à son environnement, et ne peut donc rien espérer de meilleur.

Parents, si vous appreniez à vos enfants à chercher leur propre spiritualité plutôt qu’à leur inculquer les fausses valeurs qui vous guident et vous rassurent vous ! Les 3 grandes religions monothéistes sont des mafias. Avec un leader tout puissant qui fait régner la terreur chez ses ouailles et demandes des actes d’allégeance. Elles se répandent comme un cancer dans les cerveaux amoindris. Bâtir des empires, accumuler des richesses, faire des guerres pour conquérir des territoires sur le dos de ses fidèles mais toujours au nom de Dieu ! Qui semble avoir pourtant lâché l’affaire depuis ce 6e jour où il s’est aperçu trop tard de son erreur. Sur ce Dieu, a subitement disparu, sans même avoir pris le temps de corriger l’homme dans une version 2.0 qui aurait pu tout changer. Depuis, comme Xavier Dupont de Ligonnès, on le cherche partout, on croit l’apercevoir parfois, mais rien ne change…On continue les exactions en son nom. On évangélise et on convertit des peuples soi-disant inférieurs, qui préfèrent bizarrement vivre nus et parler aux arbres et au nuages, plutôt qu’à des personnages de fiction.

Les religions ont toujours surfé (sauf Jesus qui était capable de marcher sur l’eau sans planche) sur la crédulité, la naïveté, la peur, l’inculture et la bêtise pour recruter, embrigader et manipuler ses disciples. La bêtise engendre la violence car il n’y pas de dialogue possible. La violence engendre l’escalade qui mène aux guerres, qu’elles soient idéologiques ou physiques. Apprendre à détester l’autre parce qu’il ne pense pas comme vous, parce qu’il pense qu’il n’y a que son dieu à lui qui est super cool. Être prêt à tuer en son nom pour une blague ou une caricature. Mais comme on ne sait pas vraiment à quoi ils ressemblent, on ne peut en faire que des caricatures !! Et on peut le dire avec certitude aujourd’hui, mais en plus du libre arbitre, le manque d’humour est le trait de caractère principal de l’intégriste. Chez lui, on ne rigole que lorsque l’on se brûle ou qu’une fois crucifié. Car on sait que l’on va ressusciter dans 3 jours.

Il faudrait pouvoir interdire aux familles de convertir eux-mêmes leurs propres enfants à leur fanatisme et à leurs délires religieux. Les laisser choisir, vers 12 ans, ce qui les fait kiffer vraiment et ce qui les élève spirituellement, même si c’est Ronaldo, Wejdenne ou Animal Crossing. Les laisser choisir leurs fringues, leur coupe de cheveux, leur métier, leur orientation sexuelle ou leurs futurs conjoints ! Les laisser grandir avec d’autres livres que ces armes de destructions massives que peuvent être bibles et corans, quand mal interprétés par certains. Les laisser être des enfants avec leur sensibilité, leur regard, leur innocence et leur vision du monde. Il faudrait. Il faudrait surtout que les parents soient de vrais exemples pour éduquer leurs gosses, de vrais dieux, pas de simples connards irresponsables et égoïstes à peine capables d’élever un teckel.

 L’éducation est la première barrière à l’ignominie. La culture est la deuxième. Tant que ces deux points ne seront pas les priorités de tous les gouvernements du monde, rien ne changera. Voilà, si des prières doivent servir à quelque

C’est marrant tous ces gens qui ont peur des fantômes mais qui prient et obéissent à des entités qui n’existent pas !! Avec tout le respect que je ne dois à personne, je réitère ici ma virulence viscérale contre les 3 grandes religions monothéistes, qui ont fait de ce monde l’immense cimetière et le grand ring de free-fight spirituel et physique que l’on connait depuis des millénaires. Et à la seule raison que l’on se doit de respecter les choix de chacun, on se doit aussi de supporter leur aveuglement, leur déni, leur intolérance, leur violence, leur inculture et leur bêtise ? La prière c’est personnel, comme la spiritualité ou la branlette. Faites-vous du bien dans votre coin, dans votre sphère privée, c’est toujours moins indécent qu’au milieu de clones bêlants et motivés par une seule chose depuis l’apparition du tonnerre et des éclairs : la peur. La peur de l’inconnu, la peur du vide, la peur de l’autre, la peur de la mort.Sur ces peurs-là fleurissent les sectes pour embrigader les âmes perdues. Vos dieux, vos prophètes et vos gourous sont les mêmes. Les chefs d’une armée de disciples manipulables à souhait pour servir la communauté. Lobotomisation de masse, en toges ou en soutanes, en djellabas ou en treillis, en costumes 3 pièces ou à poil. Chez les Témoins de Jéhovah on sonne à des portes pour vendre des bibles, chez les djihadistes, on coupe des têtes de mécréants. Chacun son délire. Mais les 2 font flipper les enfants. Alors que dans la Scientologie on récolte surtout de l’argent pour financer les carrières de Tom Cruise et de John Travolta, en attendant le retour de Xenu.Passer un certain âge, on apprend aux enfants à ne plus croire aux contes ou au Père Noel, pendant qu’on fonde toute sa vie d’adulte sur des écrits improbables, des mythologies et des délires mystiques, à la seule raison que l’on a été élevé dans des familles musulmanes, catholiques ou juives et que c’est le seul chemin à suivre pour exister, plaire à ses parents et atteindre, en bout de course, un paradis promis comme belle carotte aux ânes que nous sommes. Adam et Eve ont des milliers d’enfants, ça ne choque personne, et les scientifiques qui prônent la théorie de l’évolution sont de tels charlatans. Adam meurt à 930 ans ! Y a que moi que ça choque ou on est déjà dans un Marvel avant l’heure ? Et on vient critiquer les fumeurs de ganja… Des centaines de pages plus ou moins farfelues, entre deux pensées philosophiques, qui font aujourd’hui florès dans les livres de développement personnel : aide toi le ciel t’aidera, aime ton prochain comme toi-même, tu ne convoiteras pas la femme de ton voisin, après moi le déluge…Mais qui a décidé à un moment, pour déconner ou pour faire chier les futurs adeptes, qu’il ne fallait pas manger de porc, aller à la messe le dimanche, avoir 2 frigos, se marier avant de faire du sexe, jeûner pendant 40 jours, tendre la joue droite, se faire baptiser pour avoir le droit d’aller au Paradis, mettre une perruque, un voile, faire pénitence, brûler des hérétiques, lapider des femmes, sacrifier des vies humaines mais ne pas manger de viande le vendredi, diaboliser l’homosexualité pendant qu’on s’encule entre potes en attendant que la famille choisisse sa future femme, éteindre l’électricité le vendredi soir, manger le corps du Christ (sauf si on est allergique au gluten, ce qui est discriminant !), boire son sang alors que tout le monde sait que c’est du vin, ne pas toucher d’argent le samedi mais le reste de l’année, s’en mettre plein les fouilles, se confesser pour expier ses pêchés à un prêtre qui sort à peine de vos enfants… Et qui a décidé que le nombre de vierges serait de 72 ? C’est comme le couvre-feu à 21h, c’est très arbitraire 72 ! Ca aurait pu être 70 ou 80 !On pourrait quand même en rire si autant de monde ne prenait pas tout ça au sérieux et en faisait des préceptes de vie immuables et héréditaires. Transmis de force à des enfants qui n’auront jamais de libre arbitre, celui qui permet de s’épanouir en tant qu’individu en pensant par soi-même, pas juste pour faire plaisir à la famille, à la communauté ou aux voisins.Mais c’est rassurant la communauté. On ne parle que de ça aujourd’hui sur Insta…Être hors communauté, c’est être un paria, un renégat, un mec qui n’a pas de vie, pas d’envie ou carrément pas d’âme…Celui qui n’a pas besoin d’une communauté est peut-être à l’inverse un être éclairé, cherchant des réponses dans sa propre spiritualité, ses propres connaissances ou sa propre déité. L’être humain est capable de choses tellement grandioses, mais réduit à un simple animal parlant et réfléchissant peu, souvent fini à la pisse, capable de s’élever spirituellement uniquement en cas de coup dur ou de coup de mou, mais jamais pour faire avancer la condition humaine et préserver le seul paradis qui soit : la planète Terre. L’Homme n’est pas mature. Il n’a rien compris à sa condition et à son environnement, et ne peut donc rien espérer de meilleur.Parents, si vous appreniez à vos enfants à chercher leur propre spiritualité plutôt qu’à leur inculquer les fausses valeurs qui vous guident et vous rassurent vous ? Les 3 grandes religions monothéistes sont des mafias. Avec un leader tout puissant qui fait régner la terreur chez ses ouailles et demandes des actes d’allégeance. Elles se répandent comme un cancer dans les cerveaux amoindris. Bâtir des empires, accumuler des richesses, faire des guerres pour conquérir des territoires sur le dos de ses fidèles mais toujours au nom de Dieu ! Qui semble avoir pourtant lâché l’affaire depuis ce 6e jour où il s’est aperçu trop tard de son erreur. Sur ce, Dieu a subitement disparu, sans même avoir pris le temps de corriger l’homme dans une version 2.0 qui aurait pu tout changer. Depuis, comme Xavier Dupont de Ligonnès, on le cherche partout, on croit l’apercevoir parfois, mais rien ne change…On continue les exactions en son nom. On évangélise et on convertit des peuples soi-disant inférieurs, qui préfèrent bizarrement vivre nus et parler aux arbres et aux nuages, plutôt qu’à des personnages de fiction.Les religions ont toujours surfé (sauf Jesus qui était capable de marcher sur l’eau sans planche) sur la crédulité, la naïveté, la peur, l’inculture et la bêtise pour recruter, embrigader et manipuler ses disciples. La bêtise engendre la violence car il n’y a pas de dialogue possible. La violence engendre l’escalade qui mène aux guerres, qu’elles soient idéologiques ou physiques. Apprendre à détester l’autre parce qu’il ne pense pas comme vous, parce qu’il pense qu’il n’y a que son dieu à lui qui est super cool. Être prêt à tuer en son nom pour une blague ou une caricature. Mais comme on ne sait pas vraiment à quoi ils ressemblent, on ne peut en faire que des caricatures !! Et on peut le dire avec certitude aujourd’hui, mais en plus du libre arbitre, le manque d’humour est le trait de caractère principal de l’intégriste. Chez lui, on ne rigole que lorsque l’on se brûle ou qu’une fois crucifié. Car on sait que l’on va ressusciter dans 3 jours.Il faudrait pouvoir interdire aux familles de convertir eux-mêmes leurs propres enfants à leur fanatisme et à leurs délires religieux. Les laisser choisir, vers 12 ans, ce qui les fait kiffer vraiment et ce qui les élève spirituellement, même si c’est Ronaldo, Wejdenne ou Animal Crossing. Les laisser choisir leurs fringues, leur coupe de cheveux, leur métier, leur orientation sexuelle ou leurs futurs conjoints ! Les laisser grandir avec d’autres livres que ces armes de destructions massives que peuvent être bibles et corans, quand mal interprétés par certains. Les laisser être des enfants avec leur sensibilité, leur regard, leur innocence et leur vision du monde. Il faudrait. Il faudrait surtout que les parents soient de vrais exemples pour éduquer leurs gosses, de vrais dieux, pas de simples connards irresponsables et égoïstes à peine capables d’élever un teckel.L’éducation est la première barrière à l’ignominie. La culture est la deuxième. Tant que ces deux points ne seront pas les priorités de tous les gouvernements du monde, rien ne changera. Voilà, si des prières doivent servir à quelque chose…

chose…

Mascarade. 15/10/2020

 »Nous nous en sortirons tous ensemble », a dit Manu hier soir juste avant le match contre la Croatie. C’est vrai que c’est beau, franc, fédérateur, comme un discours du Protecteur dans The Boys… A défaut de pouvoir sortir tous ensemble. Car il semblerait bien qu’entre les vacances de la Toussaint et l’enterrement de la vie sociale, il ait fait un nouveau choix judicieux pour mortifier un pays déjà bien envahi par les toiles d’araignées. L’avantage d’habiter dans de grandes villes, en plus d’être cultivé, bien habillé et socialement supérieur, c’est qu’on peut déjeuner healthy dans des boutiques de bicyclettes, on peut faire une heure de queue pour aller chez Vuitton acheter des claquettes, on peut insulter des connards en trottinettes électriques à foison, on peut être réveillé à 2 heures du mat par des amateurs de rodéos en quads. Que de plaisirs inconnus dans les tranquilles bourgades endormies sous le poids quotidien de l’ennui provincial. En revanche, dans les grandes villes, la vie et la culture vont désormais s’arrêter à 21h. Alors qu’on pourra toujours aller voir Olivier de Benoist à Besançon.

Couvre feu !! Dis donc. On s’attendrait presque à être envahis par des allemands nostalgiques, des plutoniens vegans ou des zombies féministes ! La France, pays de vieilles, a peur, depuis toujours, par réflexe. Alors pourquoi en rajouter ? Certes il y a bien un feu qui couve dans ce pays. Depuis longtemps. Les institutions ne sont plus respectées parce que les instituteurs de votre gouvernement ne sont pas respectables ! Vous n’êtes pas exemplaires, loin de là, vous n’êtes pas inspirants, vous n’êtes pas impliqués, vous « n’êtes » pas ! Vous paraissez être. Mais votre costume est celui de pantins trop manipulables, et avec de si grosses ficelles, que même les enfants se foutent désormais de votre gueule…Où est passé le respect ? La grandeur d’âme ? La culture ? Celle qui faisait au moins passer des barbouzes ou des fils de putes pour des gens bien, des gens respectables !

En détricotant le tissu social depuis 40 ans, il ne faut pas s’étonner aujourd’hui qu’il y ait des trous dans les mailles du tapis…Le feu dans les banlieues, c’est de votre faute, pas que celle de leurs habitants. Le retard innommable du système scolaire, de votre faute, pas de celles des profs ou d’étudiants aussi largués que vos méthodes ancestrales. L’état des hôpitaux, la désertification des médecins dans certains villages, le manque de lits et d’infirmières qualifiées : uniquement de votre faute. Mais les visions à court terme n’ont jamais pris en compte les imprévus et les virus taquins. On ne veut toujours pas entendre que la Nature a d’autres plans plus machiavéliques et destructeurs que ceux de n’importe quel dictateur à moustache !

Moderniser les institutions le dos au mur, c’est bien…Mais moderniser votre système de pensée et votre vision du monde, c’est mieux… Des milliards d’euros pleuvent comme par enchantement depuis des mois. Avec toujours cette précaution de protéger avant tout les banques et les entreprises de vos amis du CAC 40, qui continuent la distribution de dividendes en licenciant sur le dos du Covid. Magnifique solidarité républicaine. En n’oubliant pas d’investir au passage dans la défense et la sécurité pour ne pas laisser Zemmour vomir en vain son dégoût de l’espèce humaine.

Mais depuis 20 ans, les choses ont changé, Internet a bouleversé un peu la donne, les technologies et les mentalités évoluent bien plus vite que vos petites méthodes mafieuses d’auto suçage entre jeunes énarques passionnés par leurs carrières plus que par le sort d’un pays. Et ça, ca n’amuse plus les gens, comme les émissions d’Hanouna…Et on finit sur Tik Tok ou sur Fortnite pour ne plus subir le spectacle redondant et pitoyable d’une frange politique aussi distrayante qu’un pet dans une messe dominicale.

Moutonisons donc tranquillement dans les transports en commun, où le Covid ne met pas les pieds car il n’a pas de passe Navigo, boostons l’économie diurne en étouffant la vie nocturne. Défonçons la culture (tant qu’il y a des télés allumées, on est bien !), les lieux de vie qui ressemblent aujourd’hui à des morgues, éteignons les Lumières pour de bon dans un pays baigné par un nouvel obscurantisme et les dérives sécuritaires qui fleurissent à longueur d’émissions, dans une ambiance vichyssoise bon teint. L’enfer, c’est les autres. Ceux qui ne bossent pas en costard-cravates, qui glandent sur scène, qui cumulent 3 tafs, qui travaillent la nuit, qui parlent fort ou avec un accent, ceux qui ne chantent pas la Marseillaise avec la main sur le cœur.

Mais bien plus que ces symboles moisis qui excitent encore les RN et les chroniqueurs de la télé poubelle, la France mérite peut-être un bon poing dans la gueule pour la réveiller de sa torpeur et de ce coma généralisé dans lequel elle coule lentement depuis 2007… En attendant un énième rappel à l’ordre des urnes en 2022. Trump n’aura servi à rien et le Covid à côté, ne sera pour le coup qu’une petite grippette passagère, sans qu’il y ait de vaccins ou d‘antidotes en perspective. On ne sort plus, mais on a au moins tout pour passer un joyeux Halloween à la maison ! Merci qui ?

Carrément Bleu

A l’heure de l’indignation facile et instagramable, les jeunes découvrent cette semaine l’existence des Ouïghours en postant un carré bleu très seyant dans leur fil d’actu. Sans pousser le vice de leur demander s’ils savent où se trouvent l’Ouïgourtie (déjà que situer Pékin sur une carte du Japon, c’est une torture sans nom !), on les voit prendre fait et cause pour un peuple martyrisé et enfermé par un gouvernement chinois déjà passablement contrarié par ces histoires de pangolins inventées par Trump. Quand on s’insurge pour nos libertés individuelles en devant juste porter un masque ou en devant traverser au feu vert, il est de bon ton de s’intéresser à la cause ouïghoure, même si ce sont des musulmans, alors qu’on a déjà du mal à supporter les nôtres ! Parce qu’en plus d’être interdits de pratiquer leur religion, en plus d’être enfermés dans des camps dignes des grandes heures allemandes, ce peuple-là sert aussi de main d’œuvre aux usines de la région du Xinjiang, où se regroupent comme par magie, toutes les grandes marques américaines ou européennes du luxe, de la technologie, de la mode et de l’automobile.

Alors oui, Joris, 15 ans, tu as raison de t’indigner violemment contre ces pratiques inhumaines sur ton smartphone Apple ou Samsung, allongé sur ton lit à jouer à la Nintendo Switch en buvant du Coca, une paire de Nike à 150 euros aux pieds, avec ton polo Lacoste même pas contrefait, ton caleçon Calvin Klein (qu’il faudra penser à laver à la fin de la semaine) et tes envies de BMW ou de Jaguar lorsque tu auras réussi ta carrière de Youtubeur ! Mais en t’insurgeant aujourd’hui pour cette cause, tel un jeune Che Guevara des réseaux sociaux, tu contribues à faire marcher la grande machine consumériste qui regarde le monde s’écrouler à travers son écran de smartphone en s’émouvant un peu, le temps de passer à une autre cause.

Tu as été Charlie à 10 ans, tu as pleuré Bruxelles, mais moins Christchurch, tu as versé une larme pour des migrants, en priant pour qu’ils s’installent quand même en Italie, tu as été Gilet Jaune, puis plus, c’est so 2019, tu as chanté Notre Dame de Paris , parce que c’est quand même une super comédie musicale, tu as liké des koalas fumants en Australie, tu as applaudi les soignants avant d’aller boire des bières sur les quais avec tes potes, tu as chanté Beyrouth avec Mika, tu as célébré Metoo avant d’envoyer une dernière dick pick à ta meuf, tu as été noir avec Black Lives Matter, parce qu’on est tous Bro mon frère et que Booba et Aya Nakamura c’est trop d’la balle ! Enfin tu as suivi Greta Thunberg, parce que « le climat, merci les adultes, mais c’est pas nous qu’à tué les ours blancs », alors que tu consommes chaque jour l’énergie du Lichtenstein en te connectant à la toile, en chargeant tes batteries et en jouant aux jeux vidéo. Ton empreinte carbone est une catastrophe, mais tu ne le vois pas dans la pénombre de cette chambre d’où partent les nouvelles révoltes. A défaut de révolutions. Car il faut se lever, changer de slip, commander un Uber, car c’est bien connu, « c’est trop la honte de faire la révolution en trottinette électrique, mais là tu vois, j’ai plus de thunes, j’ai commandé de nouveaux AirPods sur Amazon pour éviter d’entendre mes parents me donner des leçons ou m’expliquer des trucs chiants, écouter le dernier Damso, qui a un gros son de bâtard et regarder le nouveau Mulan que j’ai pécho gratos, parait qu’il est tourné au Xinjiang, tu vois que je me cultive ! Quant à arrêter de consommer, franchement frère, plutôt crever ! » 

Ben voilà, là au moins c’est raccord avec la situation du peuple ouïghour.

MORTEL

Ce sont les spectateurs qui en parlent le mieux !

Prochaines dates :

LYON, 10/10, 19h à La Girafe Qui Se Peigne.

PARIS, 13/10, 20h, Le Sonart, Pigalle.

LYON, 24/10, 19h à La Girafe Qui Se Peigne.

VALENCE, du 29 au 31/10. L’Appart Café.

Un extrait en exclu !

Polémiquons. 3/09/2020

La polémique est le sport favori des cons et de ceux qui n’ont pas de vie, le hasard voulant que ce soient souvent les mêmes. Portant en généralt sur des sujets qui devraient normalement faire deux lignes dans la presse quotidienne régionale, les polémiques récentes (le burkini, le mariage gay, le sketch de Laura Laune sur les baskets, la moustache de Léonarda, le projet de construction d’une médiathèque à Pesmes en Haute-Saône, le spécisme, le véganisme, le trouduquisme, les personnes genrées, les tweets immatures de la jeune Mila (alors que ceux de Trump ne posent aucun problème),  la bite de Griveaux, les t-shirt Décathlon, les seins nus à la plage, les préférences sexuelles de Yann Moix, le port du masque, les sorties hasardeuses de JK Rowling, l’ensauvagement ou le retour de Keen V…) montrent ô combien l’on se passionne pour des problèmes qui ne devraient pas l’être, sous couvert d’explosion des réseaux sociaux et de la montée d’un complotisme bon teint qui gangrène tous les rebelles et les libres-penseurs que comptent nos PMU.

A défaut de lire des livres, on s’occupe comme on peut. D’ailleurs celui d’Agatha Christie qui fait « polémique » aujourd’hui, prouve que les journalistes, en plus du grand public, aiment rester à la surface des choses pour un peu de buzz et de clics qui viendront faire croître leur petite communauté. Agatha Christie a réglé elle-même ce problème en 1940, le livre « Dix Petits Nègres » sortant aux Etats-Unis sous le titre « And Then There Were None ». 80 ans déjà qu’elle a rebaptisé son oeuvre, sentant bien que l’époque n’était déjà plus trop prompte au dénigrement racial (même si c’est toujours loin d’être gagné, ici comme aux USA !). Débaptisé en Allemagne, en Italie dans les années 40, en 1980 en Angleterre, la France est encore une fois la seule grande nation à avoir conservé ce titre jusqu’en 2020 (mais bon, dans un pays où les pubs Banania et Michel Leeb amusèrent la galerie à l’aube des 90’s…), et c’est juste ce point-là qui devrait faire polémique ! Reste à régler le problème des Negro Spirituals, des têtes de nègre, des Négresses Vertes, des nègres qui écrivent les livres de certains polémistes, du Negresco et de Pascal Nègre.

Voilà qu’une poignée d’excités s’en prend également à l’appropriation culturelle, concept au combien vague, vu que le monde entier s’est un peu construit sur l’appropriation culturelle des uns et des autres, chacun pillant ça et là des richesses, des recettes, des coutumes, des idées, des terres, des chansons ou des inventions. La vie quoi…Mais peut-être faudrait-il aujourd’hui rendre tout cela pour calmer le courroux de certains ? Arrêter de manger des pizzas, des tacos, des kebabs ou des crêpes, ne plus écouter de jazz, de blues, de zouk ou de rnb latino (mais là-dessus on est d’accord), ne plus lire l’alphabet, ne plus utiliser la roue, ne plus boire de mojitos et de Spritz en terrasse, ne plus consommer américain pour éviter de s’approprier aussi leur cholestérol, arrêtez le feng shui, les meubles Ikea, les saunas et le bukkake. Interdire le judo. Ne plus se baigner dans la mer, c’est pas chez nous, ne plus s’attrouper en masse devant un Star Wars ou un Marvel, arrêter de porter des tongs, des pantacourts ou des Crocs…Arrêter les voyages, car ça peut nous donner envie de ramener un souvenir, un boubou ou une maladie tropicale.

La culture doit être au contraire partagée, au plus grand nombre, pour éviter des complotismes récurrents et des débats stériles sur des sujets peu utiles au développement et à la survie de cette planète. Là, en l’occurrence, la chanteuse Adèle se fait réprimander pour ses tresses d’inspiration un peu trop africaine et son maillot de bain aux couleurs de la Jamaïque. On peut à la limite parler de mauvais goût ou de débilité marketing, mais d’appropriation…franchement ! Perso je ne porterai jamais le maillot de l’équipe de France en public, je n’ai pas l’âme cocardière, alors que celui du Chili, de l’Islande, des Cosmos de New-York ou des Pays-Bas 74, ça a plutôt la classe.

A l’heure des trolls, de la haine gratuite sur Twitter, des chroniqueurs télés, des putes à click et des videos Youtube, il serait peut-être plus constructif de mettre toute son énergie négative à brasser du vent pour faire sa propre électricité plutôt qu’à gâcher celle des autres avec des débats à 2 balles. Mettez les dans votre fusil et allez à la chasse ! (Les nouveaux clips de la fédération française m’ont grave donné envie ! Ca à l’air top cool et trop stylé la chasse à cour.) Et puis, tiens, avec tout ce temps gagné, on pourrait peut-être enfin se concentrer sur des sujets sérieux et décisif pour les années à venir. A l’heure qu’il est, je vous rappelle que l’on ne sait toujours pas où va jouer Lionel Messi à la rentrée.

Les heures noires. 29/08/2020

Chadewick Boseman, acteur reconnu mondialement pour ses rôles de James Brown dans Get On Up ou T’Challa dans Black Panther est mort hier à 43 ans, sans que la police n’y soit pour quelque chose. Cancer du colon. Drame pour tout un tas de gamins noirs qui raccrochés à cette figure Marvel, la première du genre à mettre enfin un acteur de couleur en tête d’affiche d’un blockbuster moderne, dans un pays ravagé depuis 500 ans par le racisme et la suprématie blanche. Les colons, ce cancer. Eux-mêmes descendants d’hommes noirs, ayant pris le temps de pâlir au soleil d’une Europe qui n’en portait pas encore le nom, ni les envies délirantes de dominer un monde alors inconnu et sans frontières.

Puis lors, dès l’invention des bibles et des mythologies en tous genres (les mecs auraient pu écrire pour Marvel !), les religieux blancs ont décidé, d’un commun accord, que tout ceux qui ne seraient pas de la même couleur qu’eux seraient forcément inférieurs, ceux qui ne prieraient pas le même Dieu seraient forcément hérétiques et ceux qui vivraient en pagne en suivant les cycles naturels, de dangereux sauvageons psychopathes. Depuis Colomb, cet autre cancer érigé en héros des temps modernes, Hitler et d’autres génies aussi visionnaires qu’humanistes, les européens ont dominé à peu près tous les continents, pillant, massacrant et violant allègrement les cultures et les richesses, faisant de l’esclavage un métier rentable et respectable avant de laisser exsangue des dizaines de pays et de peuples.

En 2020, les mentalités n’ont guère évolué aux Etats-Unis, même si certains noirs sont devenus chauffeurs des bus où leur grands-parents étaient encore cantonnés aux sièges arrière dans les années 60. Il y a 60 ans…Certains sont devenus des stars du rap, du basket, du foot américain ou de la chanson pop. Mais dans l’Amérique de Trump, un noir reste seulement un délinquant et une menace potentielle. Dans un pays où les tueries de masses quotidiennes sont le fait d’anciens militaires blancs, de satanistes blancs ou de suprémacistes blancs, toujours prompts à aider Trump à sauver le pays d’une invasion généralisée et à gagner des élections qui semblaient perdues. A l’heure où la Nouvelle-Zélande condamne à vie le tueur de Christchurch, les raclures de bidet américaines qui hantent les rangs de la police et des groupes extrémistes semblent s’épanouir au grand jour, alors que semble s’approcher inexorablement l’idée d’une guerre civile, à laquelle American Nightmare et Hollywood nous préparent depuis quelques années. Le chaos comme seule réponse au manque d’intelligence. La haine comme seule alternative à la politique. Trump est un dangereux psychopathe à côté duquel, le Covid 19, l’ouragan Laura et le dernier Katy Perry sont des menaces bien dérisoires.

 Jacob Blake a pris sept balles dans le dos, à bout portant, devant ses enfants. Même au Far-West les duels se faisaient de face, en bonhomme. Mais là, c’est toute l’Amérique qui vacille et qui pose un deuxième genou à terre, à peine trois mois après George Floyd. Le reste du monde regarde, impuissant, le rêve américain devenir cauchemar planétaire. Et les slogans brandis sous le coup de l’émotion, Black Lives Matter, Wakanda Forever, ne suffiront plus à l’heure d’éradiquer une des plus grandes menaces planétaires, Trump, ce cancer tenace et contagieux qui emporte avec lui tous ceux qui ont bâti leur vision d’un monde idéal sur des valeurs perfides et virtuelles : l’argent, la couleur de peau et la religion.

Aucun super-héros ne pourra malheureusement sortir le pays de l’ornière et de la violence dans lequel il s’est construit. Mais des bulletins dans l’urne pour Joe Biden (cet ultime espoir de 77 ans !), contribueront peut-être à ralentir la chute.

Get up !


 

La Calabre et les Pouilles. 21/08/2020

Alors voilà qu’on s’absente 15 jours pour aller respirer le Covid des autres et que pendant ce temps-là, une bonne partie des français le chope tranquillement comme une vulgaire tourista dans un pays sous-développé. Mais c’est des jeunes, ça va, c’est robuste ! Ca mange des pizzas et des tacos, ça boit du Sprite et du Red Bull, ça se lave peu, le corps en a vu d’autres. Et comme les vieux s’abritent pour échapper à la canicule, ben du coup les travailleurs hospitaliers s’étiolent, sans pouvoir dilapider les sommes indécentes versées par le gouvernement après la première vague. Et puis c’est con, mais si on avait pu tester les gens dès avril (comme dans n’importe quel pays civilisé), on s’apercevrait avec effroi que la moitié du pays l’a déjà eu…Faut-il en rire ou en pleurer, à l’heure des fermetures et des licenciements en tous genres, des reprises de championnat, des dépôts de bilan et des bilans personnels qui donnent envie de s’exiler pour finir ses jours au calme ?

Oui mais où ? nous réponds du coup ce tour-operator qui n’a plus que la Meuse et le Puy du Fou pour exciter le voyageur frustré qui a eu le courage de ne pas aller en Bretagne. Le monde est à l’arrêt, la Californie brûle, l’Amérique du Sud tremble, l’Asie se bride…On renverse des présidents au Mali et des pronostics en Ligue des champions, on explose des ports au Liban (et on est depuis sans nouvelles de Carlos Ghosn…), on martyrise des chevaux et des canards dans des élevages français, on oublie éhontément de se préoccuper du secteur de la culture (la discrétion de Roselyne sur le sujet est proportionnelle à sa truculence télévisuelle), on truque des élections en Biélorussie, on cherche à en empêcher d’autres aux Zuessa , alors qu’en Russie on empoisonne des opposants au régime.

Perso pendant ces vacances, je me suis également opposé au régime et j’ai pris 3 kilos. Parce que la vie, parce que la décontraction, parce que la générosité des italiens qui te vendent des pizzas à 5 euros, des plats de pâtes copieux à 4 euros, des mojitos à 6 et des glaces fondantes à 2 euros. Quand dans certains pays on paye le double (ou le triple) pour des produits bien moins qualitatifs et moins fraîchement cueillis…Mais quand c’est une habitude de se faire enculer à sec au quotidien, les larmes nous empêchent de voir la réalité en face.

Alors le français de souche nous rétorquera, l’œil torve, et le pastis humide que l’on peut aller y vivre dans ce pays de ploucs qui ne produit même pas un beau football, ni un bon vin, qui parle avec les mains, qui n’a donné à la musique populaire que Ricchi e Poveri ou Al Bano & Romina Power (parce que Verdi, Vivaldi, Nino Rota ou Morricone sont allemands, c’est bien connu), qui conduit encore plus mal que n’importe quel chauffard français non alcoolisé, qui parle avec les mains, mais très fort, qui n’a même pas su garder le tableau le plus célèbre de Leonard de Vinci, l’inventeur du selfie, qui a piqué les pâtes aux chinois pour se la raconter grâce à Marco Polo, qui a éradiqué les indiens pour se la péter grâce à Christophe Colomb, qui a inventé la vulgarité vestimentaire grâce à Versace, Dolce & Gabbana ou Armani, ces fournisseurs officiels de la télé-réalité et des banlieues bling-bling, qui a l’indécence de fournir des jouets hors de prix à des joueurs de foot immatures avec ses Ferrari, Lamborghini ou autres Maserati alors qu’on a des Laguna et des Citroën Cactus au top, qui parle avec les mains, que Pasolini, Rossellini, Fellini ou Mastroianni ne sont connus que chez les intellos, qu’à la rigueur Monica Bellucci, Claudia Cardinale ou Sophia Loren ça passe, que Venise c’est ringard (mais on y a passé une nuit de noces fantastique à se gondoler !), que la mafia ça gangrène tout (mais on a voté Macron et putain Le Parrain et Gomorra ça défonce !), que la Fiat 500 ça vaut quand même pas une bonne Mini Cooper pour assortir au chihuahua, que le Spritz c’est quand même aussi dégueulasse que la Suze et que de tout façon entre le Vésuve, l’Etna, les ponts qui tombent et les tremblements de terre, on est quand même mieux chez nous !

Effectivement. Pour toutes ces raisons, je vais acheter rapidement un bout de terrain couvert d’oliviers vers Monopoli, un labrador muet et un vieux Vespa délavé. Retour aux joies simples, à la nature, aux cris des mouettes, bien moins assourdissants que ceux des blaireaux qui pullulent par ici. Nous nous aimerons masqués mais libres. La vie devrait être aussi légère qu’une chanson italienne, aussi élégante que Paolo Maldini, aussi généreuse qu’une actrice fellinienne, aussi douce qu’une nuit à Lecce (il n’y a aucun jeu de mots ici), aussi truculente qu’un opéra de Puccini. Avec juste un peu d’ail et d’huile d’olive pour faire glisser.

Prenez-soin de vous et de ceux qui n’en sont pas capables.