Nos amis les hommes de 2018. 31/12/2018.

Et en 2018 il était où Benalla ? Dans ton cul.

Voilà donc un bon résumé de cette année écoulée, où un nouveau barbu à réussi à prendre toute la couverture médiatique, éclipsant la victoire des Bleus et les problèmes cruciaux, tout en remettant au goût du jour la grande époque des barbouzes et autres petites magouilles d’état, dont on ne savait pas grand chose avant l’invention d’internet et de la quête de la vérité journalistique.

Enfin, Mediapart, Le Canard et quelques autres contre les médias suceurs de boules et les chaines d’infos en boucle, bourrées d’experts en expertises et de sujets sans fonds. Comme un Voici avec des images qui bougent, mais sans starlettes à poil. Puis l’Internet. Enfin Tweeter. La plateforme à l’oiseau blanc, pas forcément symbole de paix, qui aura résumé à peu près une société devenue en moins de 20 ans aussi  fréquentable que la bande de Gaza ou qu’un terrain de foot corse. Haine, racisme, homophobie, insultes, gratuité, superficialité et violence à tous les étages, comme si tous les débiles et les gens frustrés qui ont une connexion s’étaient retrouvés dans une immense prison à ciel ouvert, pour se cracher leur mal de vivre au visage. De loin, c’est socialement fascinant à regarder. De près, c’est assez flippant, vu que tout est commenté et analysé par le prisme des tweets, retweets, like et nombre d’abonnés de ce défouloir numérique. Mais bon, entre les trolls, les fake news et autres courageux planqués sous des pseudos, n’oublions pas que le chef de file se nomme Donald Trump, et que chacune de ses décisions ou de ses répliques célèbres se passent par tweet. Merveilleuse époque où l’on chasse des Pokemon en trottinette, où l’on s’abrutit devant Fortnite avant de suivre les stories Instagram de ses contemporains en guise de livre de chevet. En 2019, le monde se divisera en 2 catégories : ceux qui rentrent encore dans une librairie, et les autres…

Mais si Nabilla, Hanouna et les sœurs Kardashian sont les nouveaux Prix Nobel, doit-on s’étonner  que l’indécence et la vulgarité dominent la culture populaire?  Twerk, botox, grosses bagnoles, guns et chaines en or qui brillent devant les yeux des kids émerveillés par tant de réussite et de bon goût. Pendant que d’autres ont des orgasmes devant le mariage des endives princières anglaises… Chacun ses perversions. La perte de XXXTentacion est bien plus douloureuse que celle de Stephen Hawking, la mort de France Gall toujours plus regrettable que celle d’Aretha Franklin…Et Aznavour vendra toujours moins que Johnny, son héritage culturel n’excitant pas autant les foules affamées…Qu’on nous donne l’envie d’avoir envie de continuer…Dans un pays qui s’extasie sur 3 Cafés Gourmands, Amir et Kendji Girac, et où il faut trouver Aya Nakamura cool pour se la raconter entre moustachus dans les soirées after-working. Oui mais je rappelle que Jean-Jacques Goldman est encore la personnalité préférée des français !! Un mec qui ne fait rien de spécial depuis plus de 15 ans, qui vit à Londres sans que les gardiens du temple franco-français ne s’en émeuvent ! Alors que Michel Sardou est encore actif !!

Hormis Benalla, les stars de l ‘année se nomment Redoine Faïd, Jonathann Daval , Booba et Kaaris…Des petites frappes, contrairement à Pavard… A défaut de laisser une trace dans la musique, autant la laisser dans les faits-divers ou sur la gueule de son adversaire. Autant d’importance donnée à de si petites personnes, comme Le Seigneur des Anneaux passé à l’autotune. Et eux savent aussi parler Hobbit.

2018 aura été la 4année la plus chaude depuis 1880, mais Trump s’en fout. C’est la faute aux Chinois. Qui sont en l’an 4716 , alors que les musulmans attaquent l’an 1440…C’est dire qu’on ne sera jamais sur la même longueur d’onde…Ce qui ne varie pas, c’est le nombre de tueries de masse aux Etat-Unis : quasiment une par jour. Plus de 350 morts et de milliers de blessés. C’est fascinant. Et les tueurs ne sont ni arabe, ni mexicains…Mais américains, de souche, blancs et souvent ex-militaires ou néo fachos. Et Dieu dans tout ça ? Niveau partage et accueil, les leaders du monde libre, Trump en tête, n’ont pas tout compris à leur catéchisme ! Il faut d’abord veiller à construire des murs, ériger des barrières, empêcher les mélanges, faire en sorte que les vilains migrants ne viennent pas manger nos bûches de Noel et que les méchants pédés ne violent pas nos enfants pour les transformer en loup-garou et éradiquer la race aryenne. Mettre à mal, en sorte, tout ce qui fait que l’humanité est ce qu’elle est aujourd’hui, en oubliant comment la vieille Europe s’est nourri des racines de chacun, africaines comme asiatiques et comment ces mêmes vieux européens sont allés gaiment massacrer tout un continent amérindien pour permettre aujourd’hui l’expansion des Starbucks, des Mc Do, du cholestérol et la prolifération des villages haut de gamme pour retraités floridiens, qui mouillent leur fond de culottes et touchent leur fond de pension grâce aux bénéfices que n’auront jamais les employés de nos belles entreprises françaises.

Si les gilets jaunes ont une réelle envie de s’en prendre aux vrais responsables…Ca leur fera une occasion d’aller visiter Disneyland. Parce que leur colère ne changera pas grand chose à la situation…Et le fait d’y mêler racisme, quenelles et haine des riches non plus. Puis on sait comment ça se passe, hein ! Le jour où on gagne le pactole au loto, on devient vite un Tuche ! Mais qu’ils se rassurent, même les très très riches ont souvent mauvais goût. Même si le vison se marie bien avec les putes de l’est.

Des millions d’âmes égarées vont encore s’en remettre à Dieu, où à l’alcool, pour balancer leurs vœux sans y croire, faire grossir leur corps et la marge des opérateurs téléphoniques et prendre des dizaines de bonnes résolutions qui vont s’évaporer dès les premiers coups de froids de janvier. Pendant ce temps-là, des millions d’autres continueront d’y croire, de se battre, de lutter contre la pauvreté, le harcèlement, les violences, la connerie humaine et les idées reçues, de protéger les animaux, la nature, tous ces petits combats qui font sourire les cons et les industriels. Il y a de l’espoir. Et du boulot. Mais on verra ça le 2, tu vois, parce que ce soir on prévu de se mettre à l’envers et d’en profiter un max. C’est toujours ça que les migrants n’auront pas ! Et avec un peu de chance y aura des Mon Chéri et des citrons givrés…

2018 année de la fuite..

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Et en 2018 il était où Benalla ? Dans ton cul.  Voilà donc un bon résumé de cette année écoulée, où un nouveau barbu à réussi à prendre toute la couverture médiatique, éclipsant la Victoire des Bleus, les problèmes cruciaux tout en remettant au goût du jour la grande époque des barbouzes et autres petites magouilles d’état, dont on ne savait pas grand chose avant l’invention d’internet et de la quête de la vérité journalistique.

Enfin, Mediapart, Le Canard et quelques autres contre les médias suceurs de boules et les chaines d’infos en boucle, bourrées d’experts en expertises et de sujets sans fonds. Comme un Voici avec des images qui bougent, mais sans starlettes à poil. Puis l’Internet. Enfin Tweeter. La plateforme à l’oiseau blanc, pas forcément symbole de paix, qui aura résumé à peu près une société devenue en moins de 20 ans aussi  fréquentable que la bande de Gaza ou qu’un terrain de foot corse. Haine, racisme, homophobie, gratuité, superficialité et violence à tous les étages, comme si tous les débiles et les gens frustrés qui ont une connexion s’étaient retrouvés dans une immense prison à ciel ouvert, pour se cracher leur mal de vivre au visage. De loin, c’est socialement fascinant à regarder. De près, c’est assez flippant, vu que tout est commenté et analysé par le prisme des tweets, retweets, like et nombre d’abonnés de ce défouloir numérique. Mais bon, entre les trolls, les fake news et autres courageux planqués sous des pseudos, n’oublions pas que le chef de file se nomme Donald Trump, et que chacune de ses décisions ou de ses répliques célèbres se passent par tweet. Merveilleuse époque où l’on chasse des Pokemon en trottinette, où l’on s’abrutit devant Fortnite avant de suivre les stories Instagram de ses contemporains. En 2019, le monde se divisera en 2 catégories : ceux qui rentrent encore dans une librairie, et les autres…

Mais si Nabilla, Hanouna et les sœurs Kardashian sont les nouveaux Prix Nobel, doit-on s’étonner  que l’indécence et la vulgarité domine la culture populaire?  Twerk, botox et chaines en or qui brillent devant les yeux des kids émerveillés par tant de réussite et de bon goût. Pendant que d’autres ont des orgasmes devant le mariage des endives princières angalises… La perte de XXXTentacion est bien plus douloureuse que celle de Stephen Hawking, la mort de France Gall toujours plus regrettable que celle d’Aretha Franklin…Et Aznavour vendra toujours moins que Johnny, son héritage culturel n’excitant pas autant les foules affamées…Qu’on nous donne l’envie d’avoir envie de continuer…Dans un pays qui s’extasie sur 3 Cafés Gourmands, Amir et Kendji Girac, et où il faut trouver Aya Nakumara cool pour se la raconter entre moustachus dans les soirées d’after-working. Oui mais je rappelle que Jean-Jacques Goldman est encore la personnalité préférée des français !! Un mec qui ne fait rien de spécial depuis plus de 15 ans, qui vit à Londres sans que les gardiens du temple franco-français ne s’en émeuvent ! Alors que Michel Sardou est encore actif !!

Hormis Benalla, les stars de l ‘année se nomment Redoine Faïd, Jonathann Daval , Booba et Kaaris…Des petites frappes, contrairement à Pavard… A défaut de laisser une trace dans la musique, autant la laisser dans les faits-divers ou sur la gueule de son adversaire. Autant d’importance donnée à de si petites personnes, comme Le Seigneur des Anneaux passé à l’autotune. Et eux savent aussi parler Hobbit.

2018 aura été la 4eannée la plus chaude depuis 1880, mais Trump s’en fout. C’est la faute aux Chinois. Qui sont en l’an 4716 , alors que les musulmans attaquent l’an 1440…C’est dire qu’on ne sera jamais sur la même longueur d’onde…Ce qui ne varie pas, c’est le nombre de tueries de masse aux Etat-Unis : quasiment 1 par jour. Plus de 350 morts et de milliers de blessés. C’est fascinant. Et les tueurs ne sont ni arabe, ni mexicains…Mais américains, de souche, blancs et souvent ex-militaires ou néo facho. Et Dieu dans tout ça ? Niveau partage et accueil, les leaders du monde libre, Trump en tête, n’ont pas tout compris à leur catéchisme ! Il faut d’abord veiller à construire des murs, ériger des barrières, empêcher les mélanges, faire en sorte que les vilains migrants ne viennent pas manger nos bûches de Noel et que les méchants pédés ne violent pas nos enfants pour les transformer en loup-garou et éradiquer la race aryenne. Mettre à mal, en sorte, tout ce qui fait que l’humanité est ce qu’elle est aujourd’hui, en oubliant comment la vieille Europe s’est nourri des racines de chacun, africaines comme asiatiques et comment ces mêmes vieux européens sont allés gaiment massacrer tout un continent amérindien pour permettre aujourd’hui l’expansion des Starbucks, des Mc Do, du cholestérol et la prolifération des villages haut de gamme pour retraités floridiens, qui mouillent leur fond de culottes et touchent leur fond de pension grâce aux bénéfices que n’auront jamais les employés de nos belles entreprises françaises. Si les gilets jaunes ont une réelle envie de s’en prendre aux vrais responsables…Ca leur fera une occasion d’aller visiter Disneyland.

Parce que leur colère ne changera pas grand chose à la situation…Et le fait d’y mêler racisme, quenelles et haine des riches non plus. Puis on sait comment ça se passe, hein ! Le jour où on gagne le pactole au loto, on devient vite un Tuche ! Mais qu’ils se rassurent même les très très riches ont souvent mauvais goût. Même si le vison se marie bien avec les putes de l’est.

Des millions d’âmes égarées vont encore s’en remettre à lui, où à l’alcool, pour balancer leurs vœux sans y croire, faire grossir la marge des opérateurs téléphoniques et prendre des dizaines de bonnes résolutions qui vont s’évaporer dès les premiers coups de froids de janvier. Pendant ce temps-là, des millions d’autres continueront d’y croire, de se battre, de lutter contre la pauvreté, le harcèlement, les violences, la connerie humaine et les idées reçues, de protéger les animaux, la nature, tous ces petits combats qui font sourire les cons et les industriels. Il y a de l’espoir. Et du boulot. Mais on verra ça le 2, tu vois, parce que ce soir on prévu de se mettre à l’envers et d’en profiter un max. C’est toujours ça que les pauvres n’auront pas ! Et avec un peu de chance y aura des Mon Chéri et des citrons givrés…

2018 année de la fuite..

 

 

 

 

Nos amis les hommes en jaune. 22/12/2018

Alors voilà que quelques chiennes de garde s’en prennent à une affiche Aubade qui dénaturerait le boulevard Haussmann en même temps que la féminité. Pourtant on n’a pas trouvé mieux à ce jour qu’une paire de fesses pour vendre des culottes, fussent-elles en dentelle, pas plus que des têtes de cons pour vendre des idées de merde.

Où l’on remarque que les combats de 2018 sont assez vitaux. Les gilets jaunes vous le diront mieux que moi…Mais franchement les gars, se rendre compte en 2018 que la vie est injuste, alors que l’esclavagisme existe depuis l’invention de la hiérarchie, c’est tout de même cocasse ! Les hommes ont voulu des chefs, des gens plus intelligents, voire plus malins, voir invisibles pour les guider vers la lumière…Voilà où l’on en est ! Leaders odieux, prières aux dieux, pour vivre finalement courbé et manipulé toute sa vie. Et parfois, pour des questions de brioches, de murs ou de gasoil trop cher, le peuple gronde. Sauf en Corée du Nord, où tout le monde à l’air content. Comme quoi, un avenir meilleur est possible ! Surtout si l’on mène des combats plus cruciaux que celui du prix des courgettes. On ne peut pas gueuler éternellement sur le coût de la vie et continuer nonchalamment à faire grossir la bête avide qui nous sert de société. Tout le monde, riche ou pauvre, rebelle ou chef d’entreprise, gauchiste, facho ou libéral, contribue au système, quoi qu’il fasse. Qui n’a pas acheté de hand-spinner à ses enfants pour leur éviter d’être des parias à l’école, qui n’a pas chassé aveuglement de Pokemon dans les rues, qui n’a pas commandé par flemme un cadeau pourri pour sa nièce sur Amazon, qui n’a pas acheté le dernier album de Johnny alors qu’il n’en avait rien à cirer avant le drame ? Qui n’a pas besoin d’un Smartphone pour s’épanouir au quotidien ? Etre punk aujourd’hui c’est  disparaître des réseaux sociaux et être bienveillant envers les autres.

Mais dans ce monde mercantile et mondialisé, chacun veut sa part du gâteau, même ceux qui n’ont pas mis les mains dans la farine. Demandez à Carlos Ghosn tiens…ou à Kylian M’Bappé, qui n’a pas eu son hélicoptère en signant au PSG et pensez un peu aux pauvres enfants Hallyday… Moi même je suis obligé de faire des blagues sur les gilets jaunes sur scène pour arrondir mes fins de mois et me faire mousser dans les villes de droite. Dans les villes de gauche j’essaie de chier sur le gouvernement pour ratisser plus large. L’humour moderne doit être consensuel si l’on veut passer chez Drucker.

La vie est une pute qui nous fait payer bien cher ses prestations, alors qu’on a utilisé que trois minutes sur l’heure facturée. Et oui, un homme au Smic sera toujours plus riche qu’un sdf, un milliardaire toujours plus chanceux qu’un millionnaire, c’est dégueulasse mais c’est comme ça. Les revendications des uns face aux gesticulations des autres ne feront guère avancer le schmilblick, à part les crevards du Front qui attendent comme des hyènes que tout s’écroule pour venir becqueter le cadavre de la démocratie encore fumant. La politique actuelle n’est plus adaptée au monde moderne, les hommes qui la font ne sont plus au niveau des enjeux humain, climatique et géopolitique. Des gentils guignols, aux compétences limitées, manipulés comme de vulgaires marionnettes de ventriloques, avec un poing enfoncé jusqu’à la glotte par les gens du Medef, les patrons d’entreprises les mafias et les lobbyistes. Ce qui demande tout de même une certaine souplesse.

Les vrais combats sont ailleurs, mais ne sont la priorité de personne. On ne peut pas continuer à couper des sapins pour amuser les gosses dix jours à Noel en leur faisant croire encore à l’idée d’un barbu magique, et venir gueuler sur le réchauffement climatique parce que l’on coupe trop d’arbres dans nos forêts. On ne peut pas demander aux gens de faire des économies d’énergie nécessaires et venir illuminer de manière souvent immonde les villes pendant un mois juste parce qu’une tradition ringarde l’exige ! Dans ce monde 2.0, les enfants croient encore au Père Noel jusqu’à 4 ans, puis sont sur YouPorn à 8…Il y a sûrement des comportements à revoir et des coutumes à adapter aux moeurs modernes.

Déjà ne pas mettre de gilets fluos si vous ne voulez pas qu’un CRS énervé par cinq week-end sans sommeil vous vise trop facilement. C’est aussi voyant qu’inélégant. En mettre un par contre si vous faites du vélo en forêt ou pour prendre le TGV. Il y aussi des mecs armés et dangereux dans les campagnes françaises. Et pour avancer plus sûrement, prenez des lignes droites. Sur les ronds-points, on tourne en rond. Mais ça occupe au moins les médias et ça amuse les observateurs étrangers autant que ça fait fuir les touristes ! Mais pendant ce temps là au moins, on ne parle pas de la mort de George Bush, du retour de Polnareff ou du dernier album de ZAZ. C’est déjà ça de gagné.

Bonnes fêtes. En jaune, en vert et contre tout.

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