Nos amis les hommes. 18/05/2019

A l’heure où les scientifiques alertent les populations sur la disparition de quelques espèces menacées, il semblerait que le ‘’connard moyen’’ continue son expansion à travers le monde sans qu’aucune règle ou aucuns prédateurs ne puissent mettre fin à sa prolifération. Répandu sur toute la planète, de manière assez équitable, il est faux de penser qu’il se reproduise plus facilement dans des environnements sombres et opaques, où la violence familiale, l’alcool et les préceptes religieux millénaires prennent le pas sur la vie et le bon sens. Car l’espèce la plus dangereuse et la plus sournoise évolue dans la lumière du jour, les banlieues cossues et les rangs populistes politiques de l’Amérique de droite. Celle où il est de bon ton de jurer de dire la vérité sur la Bible, un livre de récits aussi approximatifs que farfelus, mais qui ancre la nation laïque du cholestérol dans une espèce d’espace-temps différent du notre.

A l’heure où la réflexion la plus judicieuse, et la plus humaine pour la planète serait de limiter la procréation pendant quelques temps pour éviter d’y rajouter des bouches à nourrir et des pourvoyeurs de CO2, à l’heure où les femmes se doivent d’être protégées des prédateurs, des abus sexuels et des choix uniquement masculins de vieux débris aussi austères que leurs idées, où leur corps n’est souvent qu’un objet fait pour la reproduction et les tâches ménagères, à l’heure où les censeurs en tous genres préfèrent voir pointer des flingues que des tétons jolis sur le Net, voici que l’Amérique profonde fait un nouveau pas dans l’obscurantisme le plus nauséabond. ‘’Sweet Home Alabama’’ qu’ils chantaient…Il semblerait que chez tous ces anti-avortement réac, le cerveau ait lui aussi paradoxalement arrêté de grandir à la naissance. Ce pays de cow-boys devient de plus en plus flippant. La vieille arrière garde blanche a tellement peur de disparaître avant les koalas qu’elle est prête à faire n’importe quoi pour préserver sa descendance, quitte à détruire pour de bon des vies humaines, celles de ‘’bâtards’’ au futur compliqué, de femmes abusées et contraintes. En politique pour éviter d’avoir à subir quelques gros cons pathétiques ou corrompus, on peut utiliser le droit de vote. Mais aujourd’hui un peu partout dans le monde, pour éviter d’avoir un enfant non désiré on pourra juste utiliser un cintre, un cheval ou n’importe quel produit de Monsanto.

Bienvenu dans le monde moderne, celui qui rêve de coloniser Mars alors que la moitié de la planète vit au Moyen Age, n’a toujours pas accès à l’eau courante, à l’électricité et se raccroche à des dieux pour expliquer ses peurs et son manque de culture. Plus de 70 pays continuent de penser que l’homosexualité est une maladie ou un crime et qu’il est de bon ton de la combattre pour expliquer la montée des eaux plutôt que de donner du crédit aux scientifiques sur le réchauffement climatique. A l’heure de Trump, de Bolsonaro, de Zemmour ou de Pascal Praud. A l’heure de la haine intégrale et des discussions minimales. A l’heure où l’on s’en prend à Bilal Hassani pour sa sexualité plutôt qu’à sa chanson qui elle, est une véritable agression au bon goût. A l’heure où une humoriste, Elodie Poux, se fait condamner pour insulte envers un serial killer bovin sans que cela ne choque personne au pays de la liberté d’expression. A l’heure où les Balkany crachent à la gueule de la démocratie et de la décence politique.

A l’heure où les états les plus riches font machine arrière sur les traités climatologiques et que des ados sont obligés de prendre la relève pour sauver la biodiversité, le ‘’connard moyen’’ reste la plus grande menace sur cette planète. Et comme le dit si justement Bilal « Ce qu’on est on ne l’a pas choisi ! ». Non, c’est sur, mais pendant ce temps-là c’est le reste de l’humanité qui subit, qui régresse et qui s’éteint lentement.

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Enfumés !

Houla ! Quelqu’un est mort ?

Parce que je rentre à peine en France, j’étais en Bretagne pour affaires, et là j’ai l’impression que Johnny est re-mort ! En pire. Parce que même des étrangers pleurent dans nos réseaux sociaux. Voilà donc que la vieille Notre-Dame de Paris est en feu, un soir normal où l’on s’apprêtait à prendre nos Lexomil et une noisette de lubrifiant pour écouter notre président apporter des solutions constructives et durables aux nuisances populaires, avant de s’enfermer pour cinq semaines pour savoir qui de la meuf aux dragons ou du nain balafré auront droit à leur spin-off l’année prochaine.

Quand soudain, le cœur des français, et celui des rédactions, qui préparaient tranquillou les sujets sur les œufs de Pâques et la crise de foi, s’est embrasé comme un seul homme ! Le monument le plus visité d’Europe se consumait sans raison évidente, devant l’impuissance d’un peuple et des milliers de vidéastes amateurs, qui n’auront pas fait le voyage pour rien !  Puis à partir de là, la décence est parti en fumée aussi rapidement que la flèche…Comme bien souvent, la raison s’est diluée dans l’émotion, qui n’est jamais vraiment bonne conseillère. Demandez à Oscar Pistorius, Jonathann Daval ou Jean-Luc Mélenchon…

Un monument, tout célèbre et important soit-il, qu’il représente un pays, une histoire, une culture, une religion, un passé, une anecdote, un voyage, un souvenir ou n’importe quoi de personnel ou d’universel, justifie t-il autant d’épanchements et de réactions viscérales ? Parce que passés la tristesse et l’énervement de se réveiller potentiellement un matin avec une place vide, sans ce symbole gothique qui fait la grandeur de Paris (et de l’Eglise Catholique) depuis des siècles, on en oublierait presque que l’histoire de l’humanité s’est bâtie sur des destructions, des guerres, des bombardements, des attentats, des fachos et des intégristes peu adeptes de l’art roman, perse ou contemporain voire de l’art de vivre ! Mais pendant que tout s’écroulait autour d’eux, certains ne pensaient qu’à se tenir debout et à survivre, dans les décombres. Où l’on reconstruirait patiemment l’avenir, pierre à pierre. Londres, Berlin, Hiroshima, Bagdad, Mexico, Damas, Haïti, Sumatra, Fukushima…Faut-il que notre génération soit devenue à ce point matérialiste pour réagir de manière épidermique et parfois irrationnelle, s’émouvant pour un édifice alors qu’aucune catastrophe humaine récente, aucune cause humanitaire, aucune situation écologique dramatique n’aient pu générer un élan de générosité aussi spontané…D’aucuns diront que ça n’a rien à voir…Peut-être, et c’est bien là le problème…Les New-Yorkais ont vécu un traumatisme insondable en voyant s’écrouler le World Trade Center en 2001, ainsi que plus de 3000 personnes qui n’avaient rien demandé. La ville s’est remise à vivre rapidement sans tomber dans une surenchère indécente de dons en tous genres et de politiques grotesques venus s’acheter une conscience et des électeurs avant les JO de 2024. Entre les industriels venus montrer leurs bourses et défiscaliser devant le regard embué des badauds, les élans spontanés des banques, qui ont rarement autant de largesse pour nos découverts, celles des anonymes en tous genres qui gueulaient pas plus tard qu’avant l’allocution de Macron sur le pouvoir d’achat, un milliard d’euros a donc été trouvé en moins de deux jours, sans bouger les oreilles et sans même demander l’aumône au Vatican. Cet état milliardaire, qui fait son beurre depuis des siècles grâce à la crédulité du peuple, pour bâtir des églises justement et montrer qui a la plus grosse et la plus dorée. Les sdf, les migrants, les handicapés et les pingouins peuvent donc se rassurer : seules les émissions de télé annuelles, les quêtes et les albums caritatifs viendront apaiser leur quotidien. Ou des ados un peu plus clairvoyants que nombre d’adultes peu concernés. Un peu de lucidité aiderait pourtant à voir que la planète, en général, est bien plus en danger que Notre-Dame. A défaut d’aider directement des humains, quelle idée, on pourrait simplement offrir quelques années supplémentaires à leurs enfants pour profiter encore des dernières merveilles de ce monde, architecturales, végétales ou animales…Mais dans son grand aveuglement et sa petite supériorité légendaire, l’Homme se sent toujours au-dessus de la Nature, sans humilité aucune, pensant toujours sans rire que « ce » lopin de terre lui appartient, que « cette » frontière est celle de « son » pays,  que cette maison en bord de mer est « son » héritage.  Avant qu’un tsunami ne vienne gâcher subitement ses vacances, ou qu’un incendie ou un tremblement de terre ne lui rappellent finalement qui est le patron. Depuis des millions d’années.

Alors oui, chacun, en son âme et conscience veut apporter sa pierre à l’édifice, même s’il faudrait idéalement du bois, au risque de devoir déforester un peu celui de Boulogne. Mais même à la mort de Johnny les gens n’ont pas voulu donner aux enfants maudits, mais pourtant naturels, de la star ! Ni la mort d’Aznavour, ni l’élimination du PSG en huitièmes , ni la coupe de cheveux de Kurzawa, ni le génie de M’Bappé, ni le livre de Marlène Schiappa , ni la retraite de Jean-Marie n’ont suscité autant d’émotions ou d’effroi ! Et Victor Hugo, il en pense quoi ? Lui qui s’était déjà insurgé en 99 devant la bouse musicale de Luc Plamondon pourra au moins se consoler en se disant qu’après de tels drames, au moins les gens lisent ! « Paris est une fête » après le Bataclan, « Notre-Dame de Paris » en ce moment et pendant que les tours jumelles s’effondraient, George Bush Jr lisait « Petit Ours Brun ». Tout n’est donc pas perdu. Et la vieille Dame est encore debout, contrairement à celle de Cristiano Ronaldo. Si l’on pouvait simplement mettre cette générosité, cette énergie, cette solidarité et cet élan d’amour au service de causes un peu plus grandes et un peu plus vitales, il est quasi certain que l’espèce humaine en sortirait grandie et gagnerait un peu sa place au paradis, à défaut de ne pas trouver la sienne ici bas.

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Nos amis les hommes. 13/01/2018.

Quand on aura dit une bonne fois pour toute que l’on est d’accord avec les gilets jaunes sur le fond du problème : « Oui la vie est dure et oui on veut tous plus d’argent, riches compris. », on pourra plus facilement être dubitatif sur le reste, qui ressemble plus à un putsch désorganisé de complotistes largués qu’à une vraie révolution nationale. Mais peut-on vraiment suivre un mec qui s’appelle Nicolle et qui porte encore une gourmette, en 2019 ? Et puis les riches, si vous étiez moins cons, vous lâcheriez un peu d’oseille pour que les pauvres ne soient pas plus riches, mais un peu moins pauvres et qu’ils puissent consommer encore plus les produits de première nécessité qui vous ont rendu si riches ! Parce qu’aujourd’hui on en arrive à faire des choix drastiques : garder de l’argent pour les courses ou donner à la cagnotte de ce boxeur, que d’aucuns auraient voulu voir en un Batman des temps modernes pour sauver la démocratie.

Pourtant cette poignée d’agités incultes et conspirationnistes, gavés de fake-news et de haine envers un système qui les laisse sur le côté, créent eux-mêmes tranquillement la dictature qu’ils reprochent à Macron. Ce président aux ordres des Illuminati, des francs-maçons, de l’Emir du Qatar, de ma belle-sœur, des banquiers, des ours polaires, de Dark Vador, des juifs ou de Benalla, capable d’ordonner des attentats à Strasbourg ou des explosions de boulangerie juste pour détourner l’attention !!! Si c’est pas un peu gros tout ça !!! Même le presse autorisée en vient à déformer bêtement ses propos et à faire des raccourcis hasardeux, comme s’il fallait en rajouter une couche.

Une secte jaunie s’est donc bâtie en douceur sur les utopies de certains, dont les aspirations et les combats ordinaires partaient d’une démarche sincère : rendre ce monde un peu plus équitable. Mais les actions irréfléchies des pseudos décideurs en ont fragilisé d’autres, qui ne demandaient rien. Commerces fermés, denrées jetées, pertes de salaires, décès inopinés en marge, clivage national : si tu n’es pas pour leur cause, tu es forcément un vendu du pouvoir. Meutes de chiens enragés lâchés sur des journalistes qui ne font que leur travail, aveuglement consternant, bêtise crasse en réponse aux violences pas plus défendables de policiers zélés et sûrement un peu sur les nerfs après des semaines de veille…Ah ! passer ses samedis après-midi au son des hélicos, comme dans un pays sud-américain aux grandes heures de la répression… Je suis cependant souvent pour l’ouverture d’esprit…mais toujours pour la fermeture de gueule quand on réfléchit avec ses poings et ses trois neurones. Incultes/insultes : finalement, à quoi ça tient la démocratie ?

Voilà qu’on est arrivé à un point où les aigris reprochent l’étalage des vacances de certaines stars sur les réseaux sociaux !! Le plus choquant dans tout ça étant que ce ne sont souvent pas des stars, mais des gens qui passent à la télé, et dont le niveau de vie énerve aujourd’hui ceux qui s‘abrutissent devant leurs émissions terrifiantes, leur donnent une importance médiatique et vont faire des selfies sur le port de St Trop en été en espérant croiser quelques semi-putes de la télé-réalité.

Mais là, Ribery qui mange un steak à 1000 balles, ça va trop loin tu comprends !! Ronaldo ou M’Bappé, ça passe, mais pas lui !! Heureusement que le mec ne mangeaient pas une côte de porc, parce qu’il se prenait en plus une fatwa sur la gueule !! Pauvre monde déliquescent où chacun veut sa part de célébrité immédiate, mais ne supporte pas le succès chez les autres. Où l’on crache sa haine sur tout à défaut de partager le peu de choses qu’on aime…Tristesse abyssale. Sombre planète où la connerie humaine nous engloutira bien avant la fonte des glaces.

Où l’on s’amuse à Fortnite pour oublier le réel, où l’on oublie de parler aux gens dans la pièce, où l’on s’appelle frère, cousin, sista, mec, ma gueule mais où c’est chacun pour la sienne une fois venu le temps de l’entraide…Où l’on se crée une existence en créant le buzz sur les réseaux sociaux. Se renverser un seau d’eau glacé sur la gueule, faire des vidéos ASMR, danser à côte de sa bagnole et récemment conduire les yeux bandés, parce que c’est tellement cool dans le film Bird Box…Attention les gars, le prochain challenge c’est de lire un livre en entier…et là, il va vraiment y avoir des morts.

Et puis niveau  buzz, complot et polémique, quand on en arrive à se poser des questions sur l’âge avéré ou non de Jeanne Calment, c’est qu’il est vraiment temps de les prendre, ses calmants, et de s’endormir jusqu’en 2524. Parce qu’Idiocracy, c’est maintenant !!

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Nos amis les hommes de 2018. 31/12/2018.

Et en 2018 il était où Benalla ? Dans ton cul.

Voilà donc un bon résumé de cette année écoulée, où un nouveau barbu à réussi à prendre toute la couverture médiatique, éclipsant la victoire des Bleus et les problèmes cruciaux, tout en remettant au goût du jour la grande époque des barbouzes et autres petites magouilles d’état, dont on ne savait pas grand chose avant l’invention d’internet et de la quête de la vérité journalistique.

Enfin, Mediapart, Le Canard et quelques autres contre les médias suceurs de boules et les chaines d’infos en boucle, bourrées d’experts en expertises et de sujets sans fonds. Comme un Voici avec des images qui bougent, mais sans starlettes à poil. Puis l’Internet. Enfin Tweeter. La plateforme à l’oiseau blanc, pas forcément symbole de paix, qui aura résumé à peu près une société devenue en moins de 20 ans aussi  fréquentable que la bande de Gaza ou qu’un terrain de foot corse. Haine, racisme, homophobie, insultes, gratuité, superficialité et violence à tous les étages, comme si tous les débiles et les gens frustrés qui ont une connexion s’étaient retrouvés dans une immense prison à ciel ouvert, pour se cracher leur mal de vivre au visage. De loin, c’est socialement fascinant à regarder. De près, c’est assez flippant, vu que tout est commenté et analysé par le prisme des tweets, retweets, like et nombre d’abonnés de ce défouloir numérique. Mais bon, entre les trolls, les fake news et autres courageux planqués sous des pseudos, n’oublions pas que le chef de file se nomme Donald Trump, et que chacune de ses décisions ou de ses répliques célèbres se passent par tweet. Merveilleuse époque où l’on chasse des Pokemon en trottinette, où l’on s’abrutit devant Fortnite avant de suivre les stories Instagram de ses contemporains en guise de livre de chevet. En 2019, le monde se divisera en 2 catégories : ceux qui rentrent encore dans une librairie, et les autres…

Mais si Nabilla, Hanouna et les sœurs Kardashian sont les nouveaux Prix Nobel, doit-on s’étonner  que l’indécence et la vulgarité dominent la culture populaire?  Twerk, botox, grosses bagnoles, guns et chaines en or qui brillent devant les yeux des kids émerveillés par tant de réussite et de bon goût. Pendant que d’autres ont des orgasmes devant le mariage des endives princières anglaises… Chacun ses perversions. La perte de XXXTentacion est bien plus douloureuse que celle de Stephen Hawking, la mort de France Gall toujours plus regrettable que celle d’Aretha Franklin…Et Aznavour vendra toujours moins que Johnny, son héritage culturel n’excitant pas autant les foules affamées…Qu’on nous donne l’envie d’avoir envie de continuer…Dans un pays qui s’extasie sur 3 Cafés Gourmands, Amir et Kendji Girac, et où il faut trouver Aya Nakamura cool pour se la raconter entre moustachus dans les soirées after-working. Oui mais je rappelle que Jean-Jacques Goldman est encore la personnalité préférée des français !! Un mec qui ne fait rien de spécial depuis plus de 15 ans, qui vit à Londres sans que les gardiens du temple franco-français ne s’en émeuvent ! Alors que Michel Sardou est encore actif !!

Hormis Benalla, les stars de l ‘année se nomment Redoine Faïd, Jonathann Daval , Booba et Kaaris…Des petites frappes, contrairement à Pavard… A défaut de laisser une trace dans la musique, autant la laisser dans les faits-divers ou sur la gueule de son adversaire. Autant d’importance donnée à de si petites personnes, comme Le Seigneur des Anneaux passé à l’autotune. Et eux savent aussi parler Hobbit.

2018 aura été la 4année la plus chaude depuis 1880, mais Trump s’en fout. C’est la faute aux Chinois. Qui sont en l’an 4716 , alors que les musulmans attaquent l’an 1440…C’est dire qu’on ne sera jamais sur la même longueur d’onde…Ce qui ne varie pas, c’est le nombre de tueries de masse aux Etat-Unis : quasiment une par jour. Plus de 350 morts et de milliers de blessés. C’est fascinant. Et les tueurs ne sont ni arabe, ni mexicains…Mais américains, de souche, blancs et souvent ex-militaires ou néo fachos. Et Dieu dans tout ça ? Niveau partage et accueil, les leaders du monde libre, Trump en tête, n’ont pas tout compris à leur catéchisme ! Il faut d’abord veiller à construire des murs, ériger des barrières, empêcher les mélanges, faire en sorte que les vilains migrants ne viennent pas manger nos bûches de Noel et que les méchants pédés ne violent pas nos enfants pour les transformer en loup-garou et éradiquer la race aryenne. Mettre à mal, en sorte, tout ce qui fait que l’humanité est ce qu’elle est aujourd’hui, en oubliant comment la vieille Europe s’est nourri des racines de chacun, africaines comme asiatiques et comment ces mêmes vieux européens sont allés gaiment massacrer tout un continent amérindien pour permettre aujourd’hui l’expansion des Starbucks, des Mc Do, du cholestérol et la prolifération des villages haut de gamme pour retraités floridiens, qui mouillent leur fond de culottes et touchent leur fond de pension grâce aux bénéfices que n’auront jamais les employés de nos belles entreprises françaises.

Si les gilets jaunes ont une réelle envie de s’en prendre aux vrais responsables…Ca leur fera une occasion d’aller visiter Disneyland. Parce que leur colère ne changera pas grand chose à la situation…Et le fait d’y mêler racisme, quenelles et haine des riches non plus. Puis on sait comment ça se passe, hein ! Le jour où on gagne le pactole au loto, on devient vite un Tuche ! Mais qu’ils se rassurent, même les très très riches ont souvent mauvais goût. Même si le vison se marie bien avec les putes de l’est.

Des millions d’âmes égarées vont encore s’en remettre à Dieu, où à l’alcool, pour balancer leurs vœux sans y croire, faire grossir leur corps et la marge des opérateurs téléphoniques et prendre des dizaines de bonnes résolutions qui vont s’évaporer dès les premiers coups de froids de janvier. Pendant ce temps-là, des millions d’autres continueront d’y croire, de se battre, de lutter contre la pauvreté, le harcèlement, les violences, la connerie humaine et les idées reçues, de protéger les animaux, la nature, tous ces petits combats qui font sourire les cons et les industriels. Il y a de l’espoir. Et du boulot. Mais on verra ça le 2, tu vois, parce que ce soir on prévu de se mettre à l’envers et d’en profiter un max. C’est toujours ça que les migrants n’auront pas ! Et avec un peu de chance y aura des Mon Chéri et des citrons givrés…

2018 année de la fuite..

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Nos amis les hommes en jaune. 22/12/2018

Alors voilà que quelques chiennes de garde s’en prennent à une affiche Aubade qui dénaturerait le boulevard Haussmann en même temps que la féminité. Pourtant on n’a pas trouvé mieux à ce jour qu’une paire de fesses pour vendre des culottes, fussent-elles en dentelle, pas plus que des têtes de cons pour vendre des idées de merde.

Où l’on remarque que les combats de 2018 sont assez vitaux. Les gilets jaunes vous le diront mieux que moi…Mais franchement les gars, se rendre compte en 2018 que la vie est injuste, alors que l’esclavagisme existe depuis l’invention de la hiérarchie, c’est tout de même cocasse ! Les hommes ont voulu des chefs, des gens plus intelligents, voire plus malins, voir invisibles pour les guider vers la lumière…Voilà où l’on en est ! Leaders odieux, prières aux dieux, pour vivre finalement courbé et manipulé toute sa vie. Et parfois, pour des questions de brioches, de murs ou de gasoil trop cher, le peuple gronde. Sauf en Corée du Nord, où tout le monde à l’air content. Comme quoi, un avenir meilleur est possible ! Surtout si l’on mène des combats plus cruciaux que celui du prix des courgettes. On ne peut pas gueuler éternellement sur le coût de la vie et continuer nonchalamment à faire grossir la bête avide qui nous sert de société. Tout le monde, riche ou pauvre, rebelle ou chef d’entreprise, gauchiste, facho ou libéral, contribue au système, quoi qu’il fasse. Qui n’a pas acheté de hand-spinner à ses enfants pour leur éviter d’être des parias à l’école, qui n’a pas chassé aveuglement de Pokemon dans les rues, qui n’a pas commandé par flemme un cadeau pourri pour sa nièce sur Amazon, qui n’a pas acheté le dernier album de Johnny alors qu’il n’en avait rien à cirer avant le drame ? Qui n’a pas besoin d’un Smartphone pour s’épanouir au quotidien ? Etre punk aujourd’hui c’est  disparaître des réseaux sociaux et être bienveillant envers les autres.

Mais dans ce monde mercantile et mondialisé, chacun veut sa part du gâteau, même ceux qui n’ont pas mis les mains dans la farine. Demandez à Carlos Ghosn tiens…ou à Kylian M’Bappé, qui n’a pas eu son hélicoptère en signant au PSG et pensez un peu aux pauvres enfants Hallyday… Moi même je suis obligé de faire des blagues sur les gilets jaunes sur scène pour arrondir mes fins de mois et me faire mousser dans les villes de droite. Dans les villes de gauche j’essaie de chier sur le gouvernement pour ratisser plus large. L’humour moderne doit être consensuel si l’on veut passer chez Drucker.

La vie est une pute qui nous fait payer bien cher ses prestations, alors qu’on a utilisé que trois minutes sur l’heure facturée. Et oui, un homme au Smic sera toujours plus riche qu’un sdf, un milliardaire toujours plus chanceux qu’un millionnaire, c’est dégueulasse mais c’est comme ça. Les revendications des uns face aux gesticulations des autres ne feront guère avancer le schmilblick, à part les crevards du Front qui attendent comme des hyènes que tout s’écroule pour venir becqueter le cadavre de la démocratie encore fumant. La politique actuelle n’est plus adaptée au monde moderne, les hommes qui la font ne sont plus au niveau des enjeux humain, climatique et géopolitique. Des gentils guignols, aux compétences limitées, manipulés comme de vulgaires marionnettes de ventriloques, avec un poing enfoncé jusqu’à la glotte par les gens du Medef, les patrons d’entreprises les mafias et les lobbyistes. Ce qui demande tout de même une certaine souplesse.

Les vrais combats sont ailleurs, mais ne sont la priorité de personne. On ne peut pas continuer à couper des sapins pour amuser les gosses dix jours à Noel en leur faisant croire encore à l’idée d’un barbu magique, et venir gueuler sur le réchauffement climatique parce que l’on coupe trop d’arbres dans nos forêts. On ne peut pas demander aux gens de faire des économies d’énergie nécessaires et venir illuminer de manière souvent immonde les villes pendant un mois juste parce qu’une tradition ringarde l’exige ! Dans ce monde 2.0, les enfants croient encore au Père Noel jusqu’à 4 ans, puis sont sur YouPorn à 8…Il y a sûrement des comportements à revoir et des coutumes à adapter aux moeurs modernes.

Déjà ne pas mettre de gilets fluos si vous ne voulez pas qu’un CRS énervé par cinq week-end sans sommeil vous vise trop facilement. C’est aussi voyant qu’inélégant. En mettre un par contre si vous faites du vélo en forêt ou pour prendre le TGV. Il y aussi des mecs armés et dangereux dans les campagnes françaises. Et pour avancer plus sûrement, prenez des lignes droites. Sur les ronds-points, on tourne en rond. Mais ça occupe au moins les médias et ça amuse les observateurs étrangers autant que ça fait fuir les touristes ! Mais pendant ce temps là au moins, on ne parle pas de la mort de George Bush, du retour de Polnareff ou du dernier album de ZAZ. C’est déjà ça de gagné.

Bonnes fêtes. En jaune, en vert et contre tout.

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Nos amis les chasseurs. 28/10/2018

Qui va à la chasse gagne sa place au paradis des enculés. Sur ce sujet, il est vrai que j’ai du mal à faire dans la nuance. J’ai beau chercher un peu partout, mais je n’arrive pas à trouver une raison humaine, écologique ou sportive pour pouvoir excuser ces quelques fanatiques d’armes à feu d’aller s’en prendre matutinalement à des animaux sans défenses (et je ne parle pas ici de chasse à l’éléphant). Aller taquiner l’alouette furtive et le lapin mutin dans les sous-bois moussus à l’heure où blanchit la campagne et rosissent les joues avinées, pour de simples raisons culturelles : « Dans la famille, on est tueurs de gibiers de père en fils. On aime tuer. C’est noble, ça détend et ça donne de très bons plats en sauce. »

Droit dans ses bottes crottées, face à l’animal qui n’a aucune chance, comme un enfant noir courant de dos, que le policier blanc prend le temps d’ajuster…Voilà à peu près le rapport de force. Se mettre à 400 autour d’un sanglier pour lui donner une petite chance d’arriver directement dans la cocotte-minute, thermostat 12. Y rajouter des meutes de chiens excités et des chevaux claironnants. La noblesse de l’acte. Mais la noblesse voudrait peut-être que si tu te sens d’aller défier un animal dans son habitat naturel, tu y ailles comme lui, dépouillé, avec tes propres armes de bipède pleutre et dégueulasse. Ou que tu lui files également un fusil pour voir…qui s’envole ou détale le plus vite à la première détonation.

Alors voilà. Comme il y a des lois, des règles (dont certaines sont censées aussi protéger le citadin en randonnée ou en vtt), qui t’autorisent à pratiquer ta « passion » dominicale en bandes organisées, il serait peut-être grand temps de créer pour tous les aficionados de ton espèce, une immense partie de chasse annuelle, avec des règles bien strictes, où vous pourriez vous défouler, mettre à profit votre amour pour les armes à feu, les exécutions sommaires et la mort, en vous tirant mutuellement dessus. Juste entre vous, pour le fun. Pas d’animaux ou de piétons innocents pour venir saccager votre Escape Game grandeur nature. Un vrai Battle Royale pour les bonshommes, plein de couilles et de testostérone, plein de rage, de sueur et de bière, avec cette envie d’en découdre contre des animaux encore plus dangereux que vous. Mais équitablement armé au niveau du fusil et du cerveau. Pas de jaloux.

Bien sûr il y aurait des enjeux pour pimenter le tout. Pas plus de 200/300 morts par an, avec un système de points attribués en fonction des cibles touchées. Le graal étant les noirs et les arabes (parce qu’on n’oublie pas qu’ils pullulent dans nos campagnes, pis que le rat musqué ou le renard argenté). 1000 points. Puis les enfants. De préférence les vôtres, afin que l’hérédité chasseresse qui coule dans leur veines s’arrêtent rapidement (je te recommande d’ailleurs cette scène hilarante dans le dernier film de Lars Von Trier !!) : 500 points. Puis les vieux, les gauchistes, les pacifistes ou les garagistes, ces voleurs…Pour les femmes attention, il n’y aura pas de bonus en cas de viol collectif. C’est un autre jeu que l’on mettra en place si celui-ci fonctionne.

Par contre, pour agrémenter tout ça, il serait bien d’inviter les milliardaires désœuvrés des safaris tragiques. Ces espèces de sous-merde boursouflées qui trouvent plus facile de tirer sur des éléphants en troupeaux ou sur des lions endormis que sur des cibles mouvantes. Ca donne de plus jolies stories sur Facebook et ça vous pose un homme. Bien sûr l’aventure sera ouverte à tous les détraqués américains (et de partout) qui réclament à grands renforts de cartouches le retour à une Amérique blanche, qu’elle n’a par ailleurs jamais été vraiment. Force est de constater le nombre d’anciens militaires ou d’admirateurs du 3eReich dans le rang des décérébrés congénitaux qui s’inventent une existence en allant crier leur colère dans des églises, des synagogues, des boîtes de nuit gay, des centres pour handicapés, des supermarchés, des concerts de country, ou pire, des collèges…Ca leur ferait peut-être du bien finalement de sortir au grand air pour aller faire respirer leur treillis, leurs vestes en cuir gothiques et leurs neurones. Et pour que la petite sauterie soit complète, on y inviterait également une poignée de toréadors, afin de les laisser s’ébrouer hors de leurs arènes exiguës où le taureau gracile ne peut guère exprimer son plein potentiel…

Bien sûr, ces gens vous rétorqueront alors que c’est la loi de la nature. Manger ou être mangé. Oui. Mais l’animal, petit ou gros, ne mangera un autre animal que s’il a faim, pour nourrir ses petits avant l’arrivée des glaciers dans les steppes africaines ou dans nos forêts bucoliques. Toi, tu n’as pas faim. La bouffe, prédécoupée, emballée, surgelée est déjà dans ton congel, les animaux étant décimé à l’échelle industrielle par d’autres psychopathes assermentés. Mais tu n’y retrouves pas la petite touche artisanale, personnelle, ce plaisir jouissif d’avoir tué toi même ton propre manger, pour en ressentir l’exquise saveur, cette petite touche de professionnalisme qui fait la marque des plus grands serial-killer. Tu n’as plus faim, non. Tu as soif (et tu commences d’ailleurs tôt le matin) de trophées, de récompenses, de montrer ta domination masculine (mais peu humaine) sur le monde animal, la Nature, dont tu n’as jamais respecté les règles ou le développement depuis cette période des cavernes où tu étais par instinct un chasseur/cueilleur imparable. Mais depuis, tu as lu des livres (mais pas forcément les bons) et tu as Internet…mais rien ne change. Et la Nature cherche à se débarrasser de toi comme un chien d’une vilaine tique. Mais tu continues aveuglément à sortir ton fusil pour aller guerroyer contre tout et n’importe quoi, sans comprendre que tu fais partie d’un grand tout bien plus intelligent que toi. Tu n’es rien. Tu le sais inconsciemment au fond de toi. Et c’est cette peur de pauvre mortel arrogant qui te fait agir comme un lâche depuis l’invention du Colt et du manque de courage.

Tenir une arme dans sa main. Se sentir tout puissant. Donner la mort. Prendre la vie.

Alors tous ensemble, tirons. La chasse. Il y a des espèces plus nuisibles que d’autres.

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Nos amis les hommes. 16/10/2018

Au moins, grâce à la météo et un plan d’urbanisme aléatoire, il n’y pas que le gouvernement qui prend l’eau ! Et pour le coup, Macron ne pourra plus prendre grand-chose à ceux qui ont tout perdu. Le gouvernement lui, a perdu toute dignité depuis un moment et dire que le remaniement était aussi attendu que le premier enfant du nouveau couple royal rouquin serait un euphémisme.

Comme dans un paquet de M&M’s, les couleurs changent mais le goût reste le même, avec le même nombre de calories et de colorants nocifs à l’intérieur. Comme les  Kids United, ces enfants Benetton interchangeables se préparant à la dépression, au suicide ou pire à Danse Avec Les Stars…où comme ces gens qui passent du Doliprane à la tisane de thym pour éloigner les tumeurs malignes, le remaniement n’amusera que les bœufs qui paissent sans broncher dans les prairies aseptisées de l’info en boucle. En attendant que le Rassemblement du Front National passe enfin aux prochaines élections ! Depuis le temps qu’on attend ça, juste pour voir…Ce serait un peu la même sensation que de voir un français gagner Roland Garros  de notre vivant !

Mais nous voilà rassurés. Une nouvelle bande d’incapables sponsorisés par Total, Monsanto, Danone et le MEDEF déboulent dans le PAF pour animer les JT en boucle, incapables de résoudre les problèmes urgents, installer la 4G dans les trains, éradiquer le chômage, loger les SDF, endiguer les crues, accepter les navires sanitaires ou soigner le cancer des testicules à défaut de s’en faire greffer une paire pour faire leur travail dignement.

Mais on s’en fout, il fait chaud,  Saint-Kylian va humilier les allemands de toute sa classe, et l’album de Johnny va envahir les foyers français orphelins depuis son divin départ, comme la moisissure les caves inondées. Cette France festive et mélomane qui pleure également  Aznavour mais encense Trois Cafés Gourmands, cette nouvelle sensation musicale provinciale qui nous rappelle cruellement le vide musical que laisse Aznavour. Mélange parfait de Licence IV, de Zaz, d’un lipdub pour l’Office du Tourisme du Cantal ou d’un clip de campagne pour Lolo Wauquiez, A nos Souvenirs sent bon le sous-bois, l’ail, le foin, la marquisette, la naphtaline, et l’amateurisme, si cher à Macron. « J’ai la Corrèze en cathéter «  y chante-t-on.

Moi j’ai la Loire en suppositoire, mais je n’en fais pas une chanson pour autant !!

Mon pays, c’est l’amour.

emmanuel-macron-mardi