Nos amis les hommes. 24/07/2011

Stupeur et tremblements. Au moment de vacances bien méritées où l’on essaie de profiter au mieux de la moindre éclaircie passagère, voilà que l’internationale terroriste frappe encore, dans un pays qui fait autant de remous chaque année que le Liechtenstein ou le Swaziland : la Norvège. Mais à l’heure où chacun voudrait voir derrière tout ça l’œuvre d’un barbu égaré dans le froid nordique pour n’avoir pas eu son hareng séché hallal, l’horreur prend le visage  poupin d’un acteur de sitcom U.S et rappelle à tout un chacun que l’illumination morbide peut jaillir hors des sectes et autres livres d’images trop souvent décriés par ici…Sur le papier, du bon boulot de serial killer, méthodique, appliqué, racé, comme en raffole Hollywood. 92 morts, dont 85 exécutés tranquillou  pendant un barbecue adolescent. Dans le même temps au Texas, un forcené s’arrête au bout du 4e mort, ridicule, puis se suicide. Contrairement à notre héros viking, qui restera debout à attendre la police et nous éclairera de ses explications rationnelles quant à la beauté de son geste. Il faudra désormais se méfier des fermiers bio…Et des fleuristes, des profs de yoga, des dauphins, des chanteurs de gospels, des enfants, des présentateurs météos, des tgv chinois, des anges…On ne sait jamais.

Aux Etats-Unis d’Amérique, il fait chaud et J LO divorce, ce qui est sûrement la pire chose entendue depuis son précédent divorce ou son dernier album. A l’ombre, Barack essaie de limiter la casse pour ne pas laisser son pays aux mains des investisseurs ukrainiens ou chinois, ce qui serait la honte suprême pour une nation qui aura mis tant d’années à imposer sa domination mondiale à grands coups d’invasions préventives, éradications d’autochtones, programmes télévisuels abjects et colonisations de nos assiettes et de nos verres. Les USA en faillite ! Du côté d’Athènes on se sent moins seul, même s’il serait sage de reprendre tout l’argent versé pour sauver une nation autrement plus importante que ce soit disant berceau de la civilisation mondiale où l’on mange encore avec les doigts.

Musique à présent, où l’on ressort Philippe Manœuvre pour nous expliquer pourquoi l’on meurt plus facilement à 27 ans dans le rock n’ roll que dans l’assurance immobilière, comme une malédiction romantique plus que comme une addiction aux drogues dures et à la dépression. Amy Winehouse est morte. Preuve que l’on peut être très malheureuse même avec des faux seins. L’Angleterre a une nouvelle icône à pleurer. Les fans viendront avec une gerbe, finalement le plus bel hommage …

Pendant ce temps-là au moins on ne parle pas de Secret Story…Bon allez je vais couper du bois, l’été risque d’être plus rude que prévu.

Nos amis les hommes spécial vacances.14/07/11.

Je ne sais franchement plus si c’est mon amour des flamands roses ou des gros nichons qui me fit opter pour des vacances en Floride, mais je suis sûr que cela donnera de magnifiques photos. Entre ces 2 clichés tenaces qui collent à la peau de ce pénis de terre (la Floride est catholique donc non circoncise) jadis contrée des indiens et des moustiques, il en existe d’autres sur leur bon goût vestimentaire et musical qui ferait passer Marseille pour un summum de luxe et de discrétion. Au pays du marcel Armani et des casquettes Audigier, les quelques Séminoles encore vivants en sont réduits à se battre avec des alligators sous Lexomil pour amuser les enfants européens qui s’emmerdent dans les parcs nationaux avant d’aller s’épanouir chez Mickey.

Mais ce qui frappe en arrivant ici, hormis les formes bodybuildées de ces garçons qui dodelinent sur de la House bon marché en suçant leur paille, c’est qu’il n’y a pas de roumains dans le métro. Peut-être parce qu’il n’y a pas de métro. Mais tout de même, quel changement ! Pendant ce temps-là, les anglais découvrent avec effroi comment travaillent certains journaux à scandales. Coluche , le philosophe , pas le motard, disait d’ailleurs ceci  « Quand on pense qu’il suffirait que les gens arrêtent de les acheter pour que ça ne se vende plus… », maxime qui peut aujourd’hui s’appliquer à la presse people, aux albums pourris et aux films torchés qu’on essaie de refourguer à la masse pour bâtir cette pensée unique qui sied si bien aux dictateurs modernes.

Scandale encore dans le Jura où le petit village des Fins attendait le week-end dernier les Black Eyed Peas après leurs 3 concerts au Stade De France…Dans une région où même Cali n’ose pas donner de concert, il aura fallu une bonne dose de crédulité ou de vin de paille à ses habitants (qu’on appelle désormais les Pas très Fins) pour penser un instant que Fergie et William aller venir partager la tartiflette entre 2 de leurs tubes aussi lourds à digérer. Scandale toujours à la télé française, où une nouvelle cargaison de poulpes à envahi la maison des secrets pour exciter un peu l’été de nos campeurs qui se lassent de Fort Boyard et de Passe-partout. Mais s’il faut juste donner un salaire à Benjamin Castaldi, proposons lui une émission littéraire en 3e partie de soirée, où il pourrait débattre du dernier Marc Lévy avec d’anciens candidats de Star Academy. Ou un reportage en immersion à Fukushima…

Scandale toujours dans l’armée américaine, qui aurait dépensé 20 milliards par an en Irak pour climatiser les tentes de ses joyeux soldats qui n’ont pourtant plus de méchant à éradiquer sur place. Alors que Barack se demande comment redresser l’économie d’un pays où certains n’ont même pas les moyens de se payer une petite glacière pour mettre les Budweisers au frais le temps d’un match de base-ball, on est en droit de se poser des questions glaçantes…

Scandale enfin dans le dossier DSK où l’affaire n’en finit plus de rebondir sur le matelas de l’infamie, mais qui fait vivre une presse française plutôt moribonde. Peut-on durablement blâmer un homme qui toute sa vie à su rester fidèle à l’adultère ? Espérons que la vérité éclatera au grand jour sur la chemise immaculée de la justice mondiale (l’homme a niqué partout !).

Voilà, en ce jour de fierté nationale, c’est à des milliers de kilomètres des défilés militaires et des concerts de variété populaire que je sirote un mojito sous les banyans légendaires où Hemingway écrivait ses romans en caressant ses chattes. Et dans ce bout du monde qui n’a d’américain que ce que l’histoire en a fait, un petit drapeau planté dans chaque jardin, sur chaque toit, dans chaque anus de vétérans paraplégiques, nous rappelle pourquoi les commémorations nationales ont finalement ce goût amer des conquêtes qui ont laissé croire un instant aux envahisseurs qu’ils étaient enfin chez eux quelque part…

Mais la nature veille. Salute.